Introduction
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INTRODUCTION
Les zones côtières littorales sont les plus précieuses et les plus vulnérables des habitats sur
Terre (JICKELLS., 1998). En effet, ces milieux sont susceptibles d’être pollués par la
population littorale, par le déversement de matières solides, déposées sur les rivages ou en
suspension dans les eaux. Des apports significatifs d’éléments nutritifs majeurs se font via les
rivières, les eaux souterraines et les émissaires. Ces voies d’apports en éléments nutritifs ont
été exacerbées ces dernières décennies par les activités humaines.
La surveillance de ces écosystèmes fragiles se généralise par la mise en place de réseaux de
suivi des paramètres physico-chimiques de qualité, base indispensable à la caractérisation
globale du système aquatique.
Dans la présente étude, l’accent est mis sur les eaux de la baie d’Alger qui est classée parmi
les segments de la côte algérienne les plus affectés par la pollution hydrique et détritique.
Cette zone marine constitue, en effet, le réceptacle de plusieurs sources de pollution issues de
la plus grande unité urbaine et industrielle du pays.
A ce titre, cette zone a déjà fait l’objet de plusieurs études pluridisciplinaires, plus ou moins
complètes et disparates. En effet, ce type de surveillance a déjà été pratiqué par (ROUIBAH
et al., 2005) dans le cadre du suivi de la pollution du littoral algérois, sur huit stations côtières
et d’autres situées plus loin au large de la baie d’Alger. Ce suivi comporte plusieurs
campagnes, durant cinq périodes différentes (Février 2003, Décembre 2003, Février 2004,
Mai 2004 et enfin Juillet 2004).
D’autres travaux ayant le même objectif, ont été réalisés en 2009 et en 2011, au niveau de la
baie d’Alger, par divers auteurs (TAOUDIAT., 2009), (KASSAR., 2011)…Etc.
Les résultats obtenus en 2005 montrent que la zone est soumise à des apports d’eaux
continentales, en particulier les apports des principaux oueds (El-Harrach et El-Hamiz),
marquant une dessalure plus ou moins importante des eaux superficielles, observées selon la
période de l'année en face des embouchures des ces oueds et des émissaires. De plus, ces
apports participent à l'enrichissement des eaux littorales en sels nutritifs. Cet enrichissement
surtout en phosphate par les eaux usées de l'oued El-Harrach cause une dégradation de la
qualité chimique des eaux de la baie d'Alger, en faisant diminuer le rapport de Redfield.
(ROUIBAH et al., 2005).
Même constat en 2009 et 2011 avec une certaine envergure. En 2009, la zone portuaire a été
signalée comme étant très polluée chimiquement (TAOUDIAT., 2009).
Il paraît intéressant de faire aujourd'hui la synthèse des résultats acquis depuis 2003 et voir
ainsi comment la situation a évolué depuis le dernier état des lieux présenté.
La présente étude essaye, par l’utilisation des paramètres hydrologiques et les sels nutritifs, de
suivre l’évolution de l’influence des milieux continental et marin du large, de manière à
évaluer l’ampleur de ces dernières sur l’état de la qualité de l’eau de mer, notamment le
niveau de fertilité, le degré de dessalure du milieu…Etc.
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