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Introduction :
Depuis le début du siècle, l’environnement (atmosphérique, terrestre et aquatique) a été
soumis à la pression croissante des activités industrielles et humaines dont les effets se sont
fait rapidement sentir (Geffard, 2011).
Le développement de cette industrialisation a conduit à l’augmentation des teneurs en
métaux lourds dans l’environnement, surtout aquatique. Ces métaux sont spéciaux du fait de
leur persistance dans les différentes matrices qui constituent les mers et les océans (Igwe et
Abia, 2006). En effet vingt métaux lourds sont classés comme étant toxiques et la moitié est
émise vers l’environnement avec des quantités causant des risques majeurs pour la santé
humaine (Kortenkamp et al., 1996). Le cadmium est l’un des principaux métaux lourds qui
causent des cancers, des dyspnées et des fibroses pulmonaires pour les humains (Sud et al.,
2008)
De ce fait, de nombreuses technologies ont été développées durant ces dernières années
afin de pouvoir éliminer ces métaux des eaux usées. La plus importante étant la méthode de la
coagulation/ floculation. D’autres méthodes chimiques incluent la précipitation, l’échange
d’ions…. mais l’adsorption a reçu un intérêt considérable car c’est la technique qui a été la
plus étudiée par les chercheurs (Chen et al., 2000) pour le rendement élevé obtenu lors de
l’élimination des métaux et du fait de son caractère sélectif vis-à-vis des adsorbants.
Les phénomènes d’adsorption interviennent dans les processus géochimiques
gouvernant le transport des contaminants. Par ailleurs, les variations de température sont
susceptibles d’influencer significativement leur comportement vis-à-vis de la surface des
adsorbants, c’est pour cela que c’est l’un des paramètres les plus étudié dans la littérature, car
elle se manifeste comme le paramètre influençant le plus la capacité d’adsorption (Cox et al,
2005 ; Nassem et al., 2001 ; Mohan et al., 2002, Ho, 2003 & Gupta et al., 2004 In Ramesh et
al,2005) et permet de mieux appréhender le devenir des éléments pollueurs dans
l'environnement.
Bien qu’il existe plusieurs adsorbants qui sont utilisés, notre choix s’est porté sur le
charbon actif pour évaluer l’influence de la température, car il reste l’adsorbant le plus
commun qui est utilisé dans le traitement des eaux à travers le monde (Veli et Öztürk, 2005 ;
Chen et al., 2000) et ce, pour son degré élevé de réactivité avec le milieu extérieur et sa
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Etude de la thermodynamique de la retention du cadmium en milieu aqueux sur un charbon actif - 12/58

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