Chapitre III
Le zooplancton au bassin algérien
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passage en Méditerranée, qu'en restant dans la zone d'influence du courant atlantique. Parmi
les premiers, on peut citer les copépodes suivants, à rythme nycthéméral classique.
Pieuromamma gracilis, Heterorhabdus papilliger, Scolecithcicella dentata, Lucicutia
[lauicornis, Euchaeta marina et Chiridius poppei, et les ptéropodes Creseis acicula, C.
virgula et Spiratella trochiformis. A rythme inversé, c'est-à-dire quittant la surface la nuit pour
gagner les couches subsuperficielles. Parmi les seconds, se placent l'euphausiacé Thysanoessa
gregaria, assez abondant, le chaetognathe Pte~ rosagitta draco et le siphonophore
Chuniphyes muttidentata, beaucoup plus rares. Dans le sud du bassin, certaines de ces
espèces, parmi les plus passives, telles que Penilia avi-Tostris, Abylopsis telcagona et
Doliolum nationalis, se trouvent parfois entraînées à de grandes profondeurs par la plongée
des eaux algéro-atlantiques, mais cela n'est qu'un accident dû à l'hydrologie locale et ne
modifie pas leur caractère épiplanctonique. Ces communautés s'enrichissent d'une part la nuit
par la montée de formes profondes, et d'autre part en période froide, lorsque la température,
uniforme de la surface au fond, permet l'établissement de certaines d'entre elles dans les
couches superficielles. Leur cas sera envisagé plus loin.
III.1.2. Groupement mésoplanctonique
Les espèces qui le constituent ont généralement une taille supérieure à celles de surface mais
n'ont pas toutes le même comportement. Certaines font de cette zone un « refuge » diurne à
partir duquel elles migrent massivement la nuit en surface ou, parfois, vers les niveaux
inférieurs ; d'autres y demeurent constamment et, parmi elles, se trouvent les hôtes des eaux
Intermédiaires, en provenance de la Méditerranée orientale, et qui sont plus ou moins liés à
ces formations ; d'autres enfin appartiennent au bathyplancton et parviennent dans ces parages
au terme de leur ascension nocturne.
Espèces gagnant la surface la nuit
Parmi les plus typiques, on peut citer les euphausiacés, Nematoscelis atlantica, Nyctiphanes
couchii, Euphausia brevis, E. hemiggiba, Thysanopoda aequalis, T. subaequalis, Stylocheiron
longicocne et S. suhmii, les ptéropodes Spiratdla inflata, Styliola subula et Cavolinia inflexa,
les copépodes Neocalanus gracilis, Euchaeta acuta et Pleuromamma abdominalis, et les
chaetognathes Sagitta minima et S. atlantica.
Espèces à migrations faibles ou nulles
Elles sont nombreuses et les plus caractéristiques sont les copépodes Eucalanus monachus,
Euchirella messinensis, E. rostrata, Euchaeta spinosa. Heterorhabdus spinifrons et H.
abyssalis, les chaetognathes Sagitta neodecipiens et Krohnitta subtilis, les méduses Solmissus
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