Chapitre III
Le zooplancton au bassin algérien
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III. L’hydrologie de la méditerranée et la distribution des peuplements zooplanctonique
Selon les compagnes océanographiques multidisciplinaires (1990, 1998, 2000, 2004, et 2008),
le bassin algérien est caractérisé par une zone frontale (la concentration de chlorophylle ɑ en
surface est supérieure à 1 mg/m
3 ). Celle-ci est située entre1°et 4°E. Elle résulte de
l’affrontement entre l’eau atlantique modifiée (MAW) et l’eau méditerranéenne de surface
(MSW). Le front est caractérisé par un gradient halin horizontal séparant la zone côtière (S =
36,6) de celle de large (36,8). Les écosystèmes atlantiques et méditerranéens sont connus par
leurs oligotrophie (chlorophylle en surface moins de 1 mg/m
3 . temora stylifera et Euterpina
acutifrons sont dominants. les petites espèces comme Paracalanus parvus et Clausocalanus
sp dominent les communautés du front. Au sein du système oligotrophe méditerranéen, les
carnivores comme Oithona, oncaea, et Pontella dominent les peuplements omnivores et
herbivores (Temora stylifera, Euterspina acutifrous) ; la prédation est caractéristique des
systèmes oligotrophes. L’ensemble des espèces, apparaissent d’une importance capitale pour
les études reltives aux effets des structures hydrologiques sur les communautés
mesozooplanctonique (in Hafferssas, Seridji 2010).
La faune zooplanctonique identifiée dans le bassin algérien ne comprend pas de forme
endémique et est commune aux autres régions de Méditerranée occidentale (Hafferssas 1996).
Ceci s’expliquerait par la contigüité du bassin algérien avec ces autres secteurs. Ils sont en
effet tous inclus dans la province atlanto-méditerranéenne (Casanova, 1977 ; Seridji, 1989).
Une analyse des composantes principale faite en 2004 par Kerzabi lors de la compagne
Mediprod V a mis en évidence l’influence de facteurs biologiques (comportements migratoire
et nutritif, compétition) et de facteurs du milieu (température, salinité et teneurs en
chlorophylle) sur la répartition des peuplements zooplanctonique du bassin algérien. La
complexité de l’influence de ces derniers a déjà été évoquée par Funestein, 1979, Hafferssas ,
1996)). De ce faite une communauté profonde se superpose à la faune épipélagique
superficielle, la présence en surface de cette faune est due principalement aux migrations
verticales, mais également à certains phénomènes hydrodynamiques (résurgences,
homothermie). L’entrainement par ces processus pourrait expliquer la présence en surface
d’espèce eurybathes tells E. elongatus, E. crassus, C.helgolandicus ou R.nasutus. Ces espèces
se raréfient dans la couche épipélagique en période de stratification estivale ainsi qu’au large
où les mouvements verticaux des masses d’eaux semblent moins marqués. La communauté
d’espèces mésopélagique migratrices (Scolecithricelle dentata, Heterorhabdus papilliger,
Euchaeta sp., Pleuromamma sp.,Nematoscelis megalops, Conchoecia sp., Solmissus
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Impact des conditions du milieu sur la distribution des populations zooplanctoniques (bassin Algérien et mer Méditerranée - 31/64

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