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Introduction :
La zone côtière à l’interface entre la terre, l’océan et l’atmosphère, joue un rôle majeur
comme récepteur des substances issues de l’activité industrielle, de l’agriculture et des rejets
domestiques, dont les nutriments inorganiques (N, P). Ces zones sont ainsi fragiles et
exposées à la pollution, notamment à l’eutrophisation.
L'eutrophisation est la forme la plus étudiée de la pollution marine côtière (Rodhe, 1969),
elle désigne à la fois les causes et les conséquences de la fertilisation du milieu (Ménesguen et
al., 2001). Les causes sont essentiellement liées à l’apport de nutriments dans des proportions
excessives ou inadaptées à la croissance, ainsi qu’au déplacement de l’équilibre entre
autotrophie et hétérotrophie traduisant alors un dysfonctionnement de l’écosystème.
Les nutriments déversés dans la zone côtière dépendent de leur concentration dans la rivière,
qui est en fonction de l’intensité des activités humaines et des précipitations. Les apports
fluviaux de nutriments contrôlent très étroitement le fonctionnement des zones marines
côtières (Billen et Garnier, 1997).
Toutefois, le lien entre les nutriments délivrés dans le bassin versant et les entrées dans la
zone côtière, est loin d’être direct en raison des processus biogéochimiques, qui éliminent,
immobilisent ou transforment ces éléments le long du continuum aquatique (Billen et al
.,1991).
Vue l’ampleur de ce phénomène en Méditerranée, diverses zones ont été l’objet de plusieurs
travaux et parmi, ceux de Billen dans la baie de Seine en 2007 et de Thieux en 2009 dans la
même zone, cependant en Algérie il y’a peu de travaux qui traitent cette thématique
notamment en zone côtière, parmi ces travaux celui de Arour en 2002 sur l’ensemble du
littoral Algérien ainsi que le travail de Haddouche en 2002 et Khaouni en 2003 sur la baie de
Bou-Ismail.
Ce travail est fait dans le cadre d’un projet national de recherche qui est ‘la réponse des
écosystèmes marins à l’anthropisation dans le bassin Algérien’ qui s’intègre dans le projet
Méditerranéen MERMEX (Marine ecosystems Response in the Mediterranen Experiment).
L’objectif de ce travail, est de réaliser une étude rétrospective des paramètres indicateurs de
l’eutrophisation, dans la baie de Bou-Ismail et la baie d’Alger sur des périodes allant
Introduction :
La zone côtière à l’interface entre la terre, l’océan et l’atmosphère, joue un rôle majeur
comme récepteur des substances issues de l’activité industrielle, de l’agriculture et des rejets
domestiques, dont les nutriments inorganiques (N, P). Ces zones sont ainsi fragiles et
exposées à la pollution, notamment à l’eutrophisation.
L'eutrophisation est la forme la plus étudiée de la pollution marine côtière (Rodhe, 1969),
elle désigne à la fois les causes et les conséquences de la fertilisation du milieu (Ménesguen et
al., 2001). Les causes sont essentiellement liées à l’apport de nutriments dans des proportions
excessives ou inadaptées à la croissance, ainsi qu’au déplacement de l’équilibre entre
autotrophie et hétérotrophie traduisant alors un dysfonctionnement de l’écosystème.
Les nutriments déversés dans la zone côtière dépendent de leur concentration dans la rivière,
qui est en fonction de l’intensité des activités humaines et des précipitations. Les apports
fluviaux de nutriments contrôlent très étroitement le fonctionnement des zones marines
côtières (Billen et Garnier, 1997).
Toutefois, le lien entre les nutriments délivrés dans le bassin versant et les entrées dans la
zone côtière, est loin d’être direct en raison des processus biogéochimiques, qui éliminent,
immobilisent ou transforment ces éléments le long du continuum aquatique (Billen et al
.,1991).
Vue l’ampleur de ce phénomène en Méditerranée, diverses zones ont été l’objet de plusieurs
travaux et parmi, ceux de Billen dans la baie de Seine en 2007 et de Thieux en 2009 dans la
même zone, cependant en Algérie il y’a peu de travaux qui traitent cette thématique
notamment en zone côtière, parmi ces travaux celui de Arour en 2002 sur l’ensemble du
littoral Algérien ainsi que le travail de Haddouche en 2002 et Khaouni en 2003 sur la baie de
Bou-Ismail.
Ce travail est fait dans le cadre d’un projet national de recherche qui est ‘la réponse des
écosystèmes marins à l’anthropisation dans le bassin Algérien’ qui s’intègre dans le projet
Méditerranéen MERMEX (Marine ecosystems Response in the Mediterranen Experiment).
L’objectif de ce travail, est de réaliser une étude rétrospective des paramètres indicateurs de
l’eutrophisation, dans la baie de Bou-Ismail et la baie d’Alger sur des périodes allant
