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Cette diminution s’observe dans la gamme des individus de grande taille représentants la fraction
des géniteurs.
Les variations de F par classe de taille montrent que les plus petites classes sont les moins pêchées,
avec des mortalités par pêche très faibles. Les juvéniles restent donc à l’abri de toute exploitation;
ce phénomène rassure en partie sur l’état d’exploitation du stock, mais ne doit pas faire oublier la
pression de pêche subie par les géniteurs.
La mortalité F augmente avec la taille et atteint une valeur maximale dans les classes les plus
âgées. Cette évolution renseigne sur les classes de taille les plus atteintes par la pêche : si les
juvéniles sont préservés, les adultes représentés par les grandes classes de taille (stock reproducteur)
subissent une trop forte pression de pêche. Cette situation traduit une situation de surexploitation,
mais de type recrutement.
En vue de préserver le stock de géniteurs, une solution s’impose: il faut transférer l’effort sur
d’autres fonds, c'est-à-dire cibler les individus dont la taille est comprise entre 130 et 140cm ; il faut
donc connaître ces fonds, préalable à toute exploitation de ces stocks.
En utilisant des hameçons plus petits, le rendement peut être aussi bon qu’avec de grands
hameçons; si cette méthode est valable pour une espèce de mérou du Pacifique (Ralston, 1982, in
Sparre, 1996) elle gagnerait à être appliquée dans le cas du milandre.
1.2. Analyse de Thompson et Bell, fondée sur la longueur
Les valeurs des paramètres utilisés pour l’application de l’analyse de Thompson et Bell (1938)
fondée sur la longueur, sont regroupées dans le tableau 68.
La procédure de calcul du nombre de survivants, de la production, de la biomasse et de la valeur de
la production est consignée dans le tableau 9 (annexe III). Les résultats de l’analyse de Thompson et
Bell, fondée sur la longueur, appliquée au stock de Galeorhinus galeus pour les données 1996, 1997
et 1998 sont représentées dans le tableau 69 et illustrées par la figure 74.
La valeur présente de F est représentée sur le tableau 69 par un astérisque. Cette valeur se trouve
dans la partie croissante de la courbe de Y, peu éloignée du maximum. Ceci indique que l’effort de
pêche peut être augmenté, mais sans entraîner un gain de production intéressant. Le modèle
préconise une augmentation infinie de l’effort sans risque d’effondrement du stock. Le modèle
utilisé fait apparaître la production économique maximum équilibrée (MSE), le facteur de F et la
biomasse correspondants, en gras dans le tableau 69. Cette analyse contredit l’hypothèse de
surexploitation montrée par l’analyse de cohorte ; elle suggère plutôt une augmentation de l’effort
de pêche. Il serait judicieux de maintenir l’effort présent, sinon de le diminuer et de cibler les tailles
moyennes en réduisant la taille de capture.
Cette diminution s’observe dans la gamme des individus de grande taille représentants la fraction
des géniteurs.
Les variations de F par classe de taille montrent que les plus petites classes sont les moins pêchées,
avec des mortalités par pêche très faibles. Les juvéniles restent donc à l’abri de toute exploitation;
ce phénomène rassure en partie sur l’état d’exploitation du stock, mais ne doit pas faire oublier la
pression de pêche subie par les géniteurs.
La mortalité F augmente avec la taille et atteint une valeur maximale dans les classes les plus
âgées. Cette évolution renseigne sur les classes de taille les plus atteintes par la pêche : si les
juvéniles sont préservés, les adultes représentés par les grandes classes de taille (stock reproducteur)
subissent une trop forte pression de pêche. Cette situation traduit une situation de surexploitation,
mais de type recrutement.
En vue de préserver le stock de géniteurs, une solution s’impose: il faut transférer l’effort sur
d’autres fonds, c'est-à-dire cibler les individus dont la taille est comprise entre 130 et 140cm ; il faut
donc connaître ces fonds, préalable à toute exploitation de ces stocks.
En utilisant des hameçons plus petits, le rendement peut être aussi bon qu’avec de grands
hameçons; si cette méthode est valable pour une espèce de mérou du Pacifique (Ralston, 1982, in
Sparre, 1996) elle gagnerait à être appliquée dans le cas du milandre.
1.2. Analyse de Thompson et Bell, fondée sur la longueur
Les valeurs des paramètres utilisés pour l’application de l’analyse de Thompson et Bell (1938)
fondée sur la longueur, sont regroupées dans le tableau 68.
La procédure de calcul du nombre de survivants, de la production, de la biomasse et de la valeur de
la production est consignée dans le tableau 9 (annexe III). Les résultats de l’analyse de Thompson et
Bell, fondée sur la longueur, appliquée au stock de Galeorhinus galeus pour les données 1996, 1997
et 1998 sont représentées dans le tableau 69 et illustrées par la figure 74.
La valeur présente de F est représentée sur le tableau 69 par un astérisque. Cette valeur se trouve
dans la partie croissante de la courbe de Y, peu éloignée du maximum. Ceci indique que l’effort de
pêche peut être augmenté, mais sans entraîner un gain de production intéressant. Le modèle
préconise une augmentation infinie de l’effort sans risque d’effondrement du stock. Le modèle
utilisé fait apparaître la production économique maximum équilibrée (MSE), le facteur de F et la
biomasse correspondants, en gras dans le tableau 69. Cette analyse contredit l’hypothèse de
surexploitation montrée par l’analyse de cohorte ; elle suggère plutôt une augmentation de l’effort
de pêche. Il serait judicieux de maintenir l’effort présent, sinon de le diminuer et de cibler les tailles
moyennes en réduisant la taille de capture.
