- 136 -
L’analyse de la distribution en fonction du sédiment (fig. 39 et tab. 3, annexe II) montre que S.
canicula, M. mustelus et S. blainvillei apparaissent sur tous les types de sédiment, excepté le sable
grossier pour la deuxième espèce et le sable coquiller pour la troisième. M. mediterraneus est confiné
dans un seul type de sédiment, la vase sableuse ; nous considérons ce résultat avec prudence, en
raison de la confusion qui règne jusqu’à présent, entre les espèces du genre Mustelus. Le reste des
requins étudiés sont caractéristiques des vases profondes : G. melastomus, E. spinax, et C. granulosus
préfèrent la vase (compacte ou liquide) alors que G. galeus montre une affinité pour la vase sableuse.
Les résultats obtenus confirment ceux de la littérature (Capapé, 1974; Fischer et al, 1987) pour
Scyliorhinus canicula, Mustelus mustelus, Squalus blainvillei et Galeorhinus galeus.
La distribution verticale ainsi que la répartition en fonction du substrat, dans le bassin algérien, de G.
melastomus, M. mediterraneus, E. spinax et C. granulosus semblent différentes de celles
mentionnées dans d’autres secteurs géographiques (Capapé, 1974; Cadenat et Blache, 1981; Fischer
et al, 1987). En comparant nos résultats à ceux de Dieuzeide et al (1953) dans la même région, il
semble qu’il y ait un léger changement de comportement dans le temps : en effet, G. galeus et C.
granulosus préfèrent les zones côtières à faible fond alors que G. melastomus tend à se localiser dans
des eaux plus profondes : limité à 400 mètres en 1953, il se retrouve jusqu’à près de 800 mètres en
1982.
Les récentes observations des apports halieutiques permettent de constater la présence régulière de
C. granulosus et de S. blainvillei dans la région centre, espèces bien connues par les professionnels
de la pêche. Observés par Dieuzeide et al (1953) sur toute la côte algérienne, leur absence dans le
secteur centre, pendant la campagne Thalassa (ISTPM, 1982) peut s’expliquer par une migration sur
des fonds non chalutables et correspondre à une période de reproduction.
Cette étude des répartitions des requins dans le bassin algérien est un prélude à une étude
écologique plus complète, répartie dans l’espace spatio-temporel mais nécessitant des moyens
logistiques plus importants, que les structures actuelles ne peuvent offrir. Néanmoins, nous voulons
espérer que c’est un pas de plus vers la compréhension du difficile groupe des Elasmobranches, et
surtout pour sa protection car des espèces chaque année plus nombreuses sont classées dans les
listes rouges d’organisations luttant pour la conservation de l’environnement.
1.1.2. Le requin bleu : Prionace glauca (campagne thonière 2001)
Cette partie se réfère au travail N°2
Les recherches conduites depuis octobre 1996 au niveau de la poissonnerie d’Alger ont été
enrichies par des observations réalisées au cours de la campagne de pêche au thon, à bord du thonier
japonais le Koryo Maru du 27 avril au 04 juin 2001. Deux cents un requins bleus ont été observés
L’analyse de la distribution en fonction du sédiment (fig. 39 et tab. 3, annexe II) montre que S.
canicula, M. mustelus et S. blainvillei apparaissent sur tous les types de sédiment, excepté le sable
grossier pour la deuxième espèce et le sable coquiller pour la troisième. M. mediterraneus est confiné
dans un seul type de sédiment, la vase sableuse ; nous considérons ce résultat avec prudence, en
raison de la confusion qui règne jusqu’à présent, entre les espèces du genre Mustelus. Le reste des
requins étudiés sont caractéristiques des vases profondes : G. melastomus, E. spinax, et C. granulosus
préfèrent la vase (compacte ou liquide) alors que G. galeus montre une affinité pour la vase sableuse.
Les résultats obtenus confirment ceux de la littérature (Capapé, 1974; Fischer et al, 1987) pour
Scyliorhinus canicula, Mustelus mustelus, Squalus blainvillei et Galeorhinus galeus.
La distribution verticale ainsi que la répartition en fonction du substrat, dans le bassin algérien, de G.
melastomus, M. mediterraneus, E. spinax et C. granulosus semblent différentes de celles
mentionnées dans d’autres secteurs géographiques (Capapé, 1974; Cadenat et Blache, 1981; Fischer
et al, 1987). En comparant nos résultats à ceux de Dieuzeide et al (1953) dans la même région, il
semble qu’il y ait un léger changement de comportement dans le temps : en effet, G. galeus et C.
granulosus préfèrent les zones côtières à faible fond alors que G. melastomus tend à se localiser dans
des eaux plus profondes : limité à 400 mètres en 1953, il se retrouve jusqu’à près de 800 mètres en
1982.
Les récentes observations des apports halieutiques permettent de constater la présence régulière de
C. granulosus et de S. blainvillei dans la région centre, espèces bien connues par les professionnels
de la pêche. Observés par Dieuzeide et al (1953) sur toute la côte algérienne, leur absence dans le
secteur centre, pendant la campagne Thalassa (ISTPM, 1982) peut s’expliquer par une migration sur
des fonds non chalutables et correspondre à une période de reproduction.
Cette étude des répartitions des requins dans le bassin algérien est un prélude à une étude
écologique plus complète, répartie dans l’espace spatio-temporel mais nécessitant des moyens
logistiques plus importants, que les structures actuelles ne peuvent offrir. Néanmoins, nous voulons
espérer que c’est un pas de plus vers la compréhension du difficile groupe des Elasmobranches, et
surtout pour sa protection car des espèces chaque année plus nombreuses sont classées dans les
listes rouges d’organisations luttant pour la conservation de l’environnement.
1.1.2. Le requin bleu : Prionace glauca (campagne thonière 2001)
Cette partie se réfère au travail N°2
Les recherches conduites depuis octobre 1996 au niveau de la poissonnerie d’Alger ont été
enrichies par des observations réalisées au cours de la campagne de pêche au thon, à bord du thonier
japonais le Koryo Maru du 27 avril au 04 juin 2001. Deux cents un requins bleus ont été observés
