- 80 -
du stock. La population est considérée, dans ce cas, comme étant un système dont les changements
peuvent se traduire par des bilans de gains (recrutement et croissance) et de pertes (mortalité
naturelle et par pêche). On peut également utiliser les techniques d'analyse des populations
virtuelles (analyse des cohortes).
5.3.1. Modèle rétrospectif de Jones (1983)
Parmi les modèles cités précédemment, nous avons choisi d'appliquer l'analyse des cohortes basée
sur la longueur (Jones, 1983) à différentes populations de requins.
On appelle cohorte, l'ensemble des individus nés en même temps ou dans une courte période de
temps, sur un même territoire et sur lequel il est possible de suivre la mortalité globale, ainsi que la
croissance et le vieillissement des survivants. La notion de cohorte se croise également avec celle de
génération et est complémentaire de celle de classe d'âge (Frontier et Pichod-Viale, 1993). La
population virtuelle est la somme des individus d'une cohorte donnée qui, présente en mer à
n'importe quel instant, est appelée à être capturée par pêche pendant l'année en cours et les
suivantes. L'analyse des populations virtuelles ou APV est une méthode faisant appel aux
populations capturées; elle consiste à analyser ce que l'on peut observer, la capture, de manière à
estimer la population qui devrait se trouver en mer pour produire cette capture.
L' analyse des cohortes de Jones (1983) est basée sur la longueur et ne nécessite que les paramètres
L∞, K, t 0 et M ainsi que les paramètres "a" et "b" de la relation taille-poids, contrairement aux
autres méthodes qui, elles, requièrent beaucoup plus de paramètres. L'inconvénient majeur de la
méthode de Jones (1983) est qu'elle ne permet pas de suivre le devenir d'un même groupe de
poissons pendant la durée de sa disponibilité à la pêche. Pour cela la notion d'âge réel pour une
série de cohortes, est attribuée à des cohortes provenant de périodes d'éclosions différentes. L'âge
relatif est l'âge accumulé depuis qu'une taille donnée L 1 a été atteinte.
Notons que selon Sparre (1996), l'expression "analyse des cohortes fondée sur la longueur" est
quelque peu trompeuse, car dans notre cas, nous ne pouvons pas parler de cohortes réelles, mais
plutôt de pseudo-cohortes reposant sur un système à paramètres constants. Ainsi, il est admis que le
tableau regroupant l'ensemble des données en classes de longueurs, relevées au cours d'une année,
reflète celui d'une seule cohorte pendant toute sa durée d'existence.
La procédure de calcul de la production et de la biomasse par l'analyse des cohortes se base sur les
étapes (disposées en colonnes pour la construction d’un tableau) suivantes (Jones, 1983) :
du stock. La population est considérée, dans ce cas, comme étant un système dont les changements
peuvent se traduire par des bilans de gains (recrutement et croissance) et de pertes (mortalité
naturelle et par pêche). On peut également utiliser les techniques d'analyse des populations
virtuelles (analyse des cohortes).
5.3.1. Modèle rétrospectif de Jones (1983)
Parmi les modèles cités précédemment, nous avons choisi d'appliquer l'analyse des cohortes basée
sur la longueur (Jones, 1983) à différentes populations de requins.
On appelle cohorte, l'ensemble des individus nés en même temps ou dans une courte période de
temps, sur un même territoire et sur lequel il est possible de suivre la mortalité globale, ainsi que la
croissance et le vieillissement des survivants. La notion de cohorte se croise également avec celle de
génération et est complémentaire de celle de classe d'âge (Frontier et Pichod-Viale, 1993). La
population virtuelle est la somme des individus d'une cohorte donnée qui, présente en mer à
n'importe quel instant, est appelée à être capturée par pêche pendant l'année en cours et les
suivantes. L'analyse des populations virtuelles ou APV est une méthode faisant appel aux
populations capturées; elle consiste à analyser ce que l'on peut observer, la capture, de manière à
estimer la population qui devrait se trouver en mer pour produire cette capture.
L' analyse des cohortes de Jones (1983) est basée sur la longueur et ne nécessite que les paramètres
L∞, K, t 0 et M ainsi que les paramètres "a" et "b" de la relation taille-poids, contrairement aux
autres méthodes qui, elles, requièrent beaucoup plus de paramètres. L'inconvénient majeur de la
méthode de Jones (1983) est qu'elle ne permet pas de suivre le devenir d'un même groupe de
poissons pendant la durée de sa disponibilité à la pêche. Pour cela la notion d'âge réel pour une
série de cohortes, est attribuée à des cohortes provenant de périodes d'éclosions différentes. L'âge
relatif est l'âge accumulé depuis qu'une taille donnée L 1 a été atteinte.
Notons que selon Sparre (1996), l'expression "analyse des cohortes fondée sur la longueur" est
quelque peu trompeuse, car dans notre cas, nous ne pouvons pas parler de cohortes réelles, mais
plutôt de pseudo-cohortes reposant sur un système à paramètres constants. Ainsi, il est admis que le
tableau regroupant l'ensemble des données en classes de longueurs, relevées au cours d'une année,
reflète celui d'une seule cohorte pendant toute sa durée d'existence.
La procédure de calcul de la production et de la biomasse par l'analyse des cohortes se base sur les
étapes (disposées en colonnes pour la construction d’un tableau) suivantes (Jones, 1983) :
