Chapitre 1 : Généralités
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NO2
− + ½ O2  NO3
−
Cette réaction d’oxydation est exothermique (ΔH = -18 kcal). Cette oxydation est opérée
par des bactéries (Nitrobacter), et on parle de nitratation.
2.2.4.1.2. Nitrites (NO 2
-
)
Dans le cycle de l’azote, les nitrites, au même titre que l’ammonium, sont considérés comme
étant des ions en état transitoire, ce qui explique leurs faibles concentrations rencontrées en
milieu marin qui sont de l’ordre de zéro à quelques micromoles par litres d’azote nitreux
(Aminot, 1983).
Ces concentrations connaissent des variations saisonnières. En hiver, elles varient entre 0.5 et
1μmol/l puis, suite au développement du phytoplancton, chutent en été et peuvent atteindre des
valeurs très faibles, moins de 0.01 μmole/l (Aminot, 1983).
Les nitrites proviennent des deux réactions suivantes :
L’oxydation de l’ammonium par la réaction nitrosation qui est exothermique opérée par des
bactéries (Nitrosomonas) :
NH4
+ + 3/2 O2  NO2
− + 2H
+ + H2O; Nitrosation
NO2
− + ½ O2  NO3
−
La réduction des nitrates dans les milieux anoxiques ou pauvres en oxygène dissous, opérée par
les bactéries anaérobiques.
2.2.4.1.3. Azote ammoniacal (NH 4
+
)
L’azote ammoniacal provient des excrétions animales et de la décomposition bactérienne des
composés organiques azotés. Dans les eaux marines, l’azote ammoniacal se trouve à des
concentrations inférieures au μmole/l. En effet, il est présent sous deux formes en solution,
l’ammoniac (NH 3 ) et l’ammonium (NH 4
+ ) dont des proportions relatives dépendant du pH, de
la température et de la salinité du milieu (Aminot et Chausse-pied, 1983).
L’ammonium résulte aussi de la réduction des nitrites en ammonium qui se fait par un
mécanisme bactérien en milieu anaérobique selon la réaction suivante :
NO2
- + H
+ + 2H2O <=====>
NH4
+ + OH
- + 3/2 O2
L’ammonium devient un bon traceur de pollution urbaine avec des concentrations pouvant
atteindre plusieurs centaines de micromoles par litre (Lacaze, 1996). En effet la variation de la
concentration de NH 4
+ est en fonction du lieu et de la saison, elle est de l’ordre de 1µmol/l en
eaux côtières non polluées et en milieu océanique, et nulle dans les eaux profondes. Mais cette
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