Quatrième chapitre
Résultats et discussions
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mois de mars alors que durant le mois de mai les valeurs obtenues sont de 35 PSU en surface
et de 35,4 PSU en profondeur. Cet écart de 2 PSU en surface et 1.6 PSU en profondeur
indique une forte dilution de l’eau de mer au niveau de la région, qui pourrait être anormale
même si le site est sous l’influence de l’oued Regaia. En effet, au cours de notre période
d’étude nous avons enregistré de fortes précipitations entre mars et mai qui se traduisent par
de fortes crues qui charrient de considérables quantités d’eau douce (fig. n°28).
La comparaison de nos résultats avec d’autres obtenus sur d’autres sites indique que nos
résultats sont comparables et ne dépasse pas les normes sauf pour celle du mois de mai.
3 - Matières en suspension
Les matières en suspension sont principalement issues de particules exogènes amenées par les
courants d’eau, par érosion de sols ou des débris des végétaux. De même les rejets industriels
et urbains ont une influence sur la teneur en matières en suspension qui a aussi une influence
sur la luminosité et la production biologique de la zone (FERRA, 2008). Comme elle peut
diminuer l’oxygène dissous, réduire le stock de nourriture disponible et limiter ainsi le
développement ichtyologique en créant des déséquilibres entre les diverses espèces
(RODIER et al, 1996). Les résultats obtenus sont représentés dans le tableau ci-dessous :
Tableau n°05 : Résultats des M.E.S observés dans la zone d’élevage d’Ain Taya.
Date du prélèvement
Matières en suspension M.E.S (mg/l)
Surface (0m)
Profondeur (-18m)
mars (28/03/2009)
0,072
0,064
Avril (14/04/2009)
0,04
0,04
Mai (18/05/2009)
0,024
0,028
Les valeurs observées montrent une diminution de la matière en suspension durant les trois
mois d’étude en surface et en profondeur. Cette diminution est due probablement à l’état de
la mer. En effet, au cours du prélèvement la mer était calme et claire après une période de
mauvais temps et de fortes précipitations. La période de calme a permis une décantation
progressive des matières en suspensions (fig. n°28).
Les valeurs observées durant mois de mars sont de 0,072 mg/l en surface et 0,064 mg/l en
profondeur, par contre les valeurs observées durant le mois de mai sont 0,024 mg/l en surface
et 0,028 mg/l en profondeur. Nous avons pu mettre en évidence un écart de 0,048 mg/l en
surface et de 0,036 mg/l en profondeur entre mars et mai, et une moyenne de 0,045 mg/l en
surface et 0,044 mg/l en profondeur durant les trois mois.
La concentration maximale a été observée durant le mois de mars avec 0,072 mg/l et la
concentration minimale de 0,024 mg/l a été observée durant le mois de mai.
4 - Potentiel d’Hydrogène (pH)
Le pH est un paramètre qui permet de mesurer l’acidité, l’alcalinité ou la basicité d’une eau à
partir de la concentration en ions d’hydronium (FERRA, 2008). Si le pH est inferieur à 7
l’eau est acide, s’il est supérieur à 7 l’eau est basique. Selon (AMINOT, 1983), le pH de l’eau
de mer est voisin de 8,2. Les résultats obtenus sont représentés dans le tableau ci-dessous :
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