Chapitre 4 : Résultats et discussion
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L’enrichissement du milieu marin en hydrocarbures polyaromatiques est encore lié à la
combustion partielle de la matière organique. Les hydrocarbures polyaromatiques néoformés
s’incorporent à l’eau de mer à travers les processus fluviatiles et éoliens
(U.N.E.P/I.O.C/I.A.E.A, 1995). Selon Grimalt et al, (1988), les hydrocarbures
polyaromatiques rejetés en mer ouverte sont encore attribués aux apports atmosphériques.
En effet, l’atmosphère joue un rôle prépondérant dans l’apport des hydrocarbures
polyaromatiques à la mer (Broman et al, 1991). Par la suite, les hydrocarbures polyaromatiques
rejoignent le milieu marin par le biais des précipitations, des dépositions sèches et à travers
l’interface air/eau. Les sources potentielles de pollution par les hydrocarbures polyaromatiques
sont nombreuses. Les émissions de gaz d’échappements des automobiles par combustions
d’essences contribuent significativement à la pollution de l’air urbain par les hydrocarbures
polyaromatiques (Westerholm et al. 1988).
Sellali (1996), évoque aussi l’importante influence des sources anthropiques et de la circulation
automobile sur la qualité de l’eau de mer de surface.
La variabilité spatiale des hydrocarbures polyaromatiques dans l’eau de mer s’expliquerait
d’une part, par des apports potentiels ; d’autre part, une élimination simultanée des
hydrocarbures polyaromatiques à la surface marine provoquerait une diminution des teneurs.
Selon Lacaze (1980), cette hétérogénéité peut être causée par une dégradation biologique. En
effet, selon Halmann (1996), les hydrocarbures polyaromatiques sont ingérés par les
organismes marins pour subir par la suite des transformations partielles. La microcouche de
surface est enrichie par des résidus organiques (pétrole dégradé) comparée à l’eau de surface
sous-jacente (Burns et al. 1986).
Des facteurs physico-chimiques comme l’évaporation, l’émulsification et la dissolution
interviennent dans la réduction et la disparition des hydrocarbures polyaromatiques à la surface
de l’eau de mer (Lacaze, 1980).
L’oued El-Harrach rejette des quantités non négligeables d’hydrocarbures dans le milieu marin
avoisinant. L’importance et la régularité des apports biogène et anthropiques dans cet oued, sa
contribution à la qualité de l’eau de mer semble probable. En effet, cinq exécutoires principaux
débouchent vers la mer directement par l’intermédiaire de l’oued El Harrach sans aucun
prétraitement préalable.
Les hydrocarbures polyaromatiques ne sont pas en équilibre entre les phases particulaire et
dissoute, la phase particulaire est enrichie (Bouloubassi et Saliot, 1992). Cette sédimentation
des hydrocarbures polyaromatiques particulaire réduirait, en partie, leur quantité à la surface de
l’eau d’où la faible teneur (0,97μg/l) retrouvée dans la station S9. Les hydrocarbures
polyaromatiques prélevés seraient en majorité dissous et en petite quantité. Le non
fonctionnement de la station d’épuration de la zone industrielle favorise l’enrichissement du
milieu marin en hydrocarbures polyaromatiques puisque les eaux industrielles sont évacuées
sans aucun traitement dans l’oued El- Harrach (1m
3 /s) et à la côte qui reçoit aussi les eaux usées
urbaines des camps d’habitation (ANRH, 2003).
Selon Berné et Cordonnier (1991), parmi les principaux polluants impliqués dans les eaux
résiduaires de l’industrie du pétrole, sont répertoriés les hydrocarbures aliphatiques et
polyaromatiques.
Cependant, une fois en mer, les processus tels que la répartition à l’équilibre entre l’eau et les
particules en suspension, la photo oxydation, les différents processus biologiques tels que la
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L’enrichissement du milieu marin en hydrocarbures polyaromatiques est encore lié à la
combustion partielle de la matière organique. Les hydrocarbures polyaromatiques néoformés
s’incorporent à l’eau de mer à travers les processus fluviatiles et éoliens
(U.N.E.P/I.O.C/I.A.E.A, 1995). Selon Grimalt et al, (1988), les hydrocarbures
polyaromatiques rejetés en mer ouverte sont encore attribués aux apports atmosphériques.
En effet, l’atmosphère joue un rôle prépondérant dans l’apport des hydrocarbures
polyaromatiques à la mer (Broman et al, 1991). Par la suite, les hydrocarbures polyaromatiques
rejoignent le milieu marin par le biais des précipitations, des dépositions sèches et à travers
l’interface air/eau. Les sources potentielles de pollution par les hydrocarbures polyaromatiques
sont nombreuses. Les émissions de gaz d’échappements des automobiles par combustions
d’essences contribuent significativement à la pollution de l’air urbain par les hydrocarbures
polyaromatiques (Westerholm et al. 1988).
Sellali (1996), évoque aussi l’importante influence des sources anthropiques et de la circulation
automobile sur la qualité de l’eau de mer de surface.
La variabilité spatiale des hydrocarbures polyaromatiques dans l’eau de mer s’expliquerait
d’une part, par des apports potentiels ; d’autre part, une élimination simultanée des
hydrocarbures polyaromatiques à la surface marine provoquerait une diminution des teneurs.
Selon Lacaze (1980), cette hétérogénéité peut être causée par une dégradation biologique. En
effet, selon Halmann (1996), les hydrocarbures polyaromatiques sont ingérés par les
organismes marins pour subir par la suite des transformations partielles. La microcouche de
surface est enrichie par des résidus organiques (pétrole dégradé) comparée à l’eau de surface
sous-jacente (Burns et al. 1986).
Des facteurs physico-chimiques comme l’évaporation, l’émulsification et la dissolution
interviennent dans la réduction et la disparition des hydrocarbures polyaromatiques à la surface
de l’eau de mer (Lacaze, 1980).
L’oued El-Harrach rejette des quantités non négligeables d’hydrocarbures dans le milieu marin
avoisinant. L’importance et la régularité des apports biogène et anthropiques dans cet oued, sa
contribution à la qualité de l’eau de mer semble probable. En effet, cinq exécutoires principaux
débouchent vers la mer directement par l’intermédiaire de l’oued El Harrach sans aucun
prétraitement préalable.
Les hydrocarbures polyaromatiques ne sont pas en équilibre entre les phases particulaire et
dissoute, la phase particulaire est enrichie (Bouloubassi et Saliot, 1992). Cette sédimentation
des hydrocarbures polyaromatiques particulaire réduirait, en partie, leur quantité à la surface de
l’eau d’où la faible teneur (0,97μg/l) retrouvée dans la station S9. Les hydrocarbures
polyaromatiques prélevés seraient en majorité dissous et en petite quantité. Le non
fonctionnement de la station d’épuration de la zone industrielle favorise l’enrichissement du
milieu marin en hydrocarbures polyaromatiques puisque les eaux industrielles sont évacuées
sans aucun traitement dans l’oued El- Harrach (1m
3 /s) et à la côte qui reçoit aussi les eaux usées
urbaines des camps d’habitation (ANRH, 2003).
Selon Berné et Cordonnier (1991), parmi les principaux polluants impliqués dans les eaux
résiduaires de l’industrie du pétrole, sont répertoriés les hydrocarbures aliphatiques et
polyaromatiques.
Cependant, une fois en mer, les processus tels que la répartition à l’équilibre entre l’eau et les
particules en suspension, la photo oxydation, les différents processus biologiques tels que la
