Chapitre I : Généralités
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I.6.3. Les effets sur les activités humaines
Il est nécessaire de signaler l'interaction qui existe entre les activités d'exploitations de
granulats et les autres activités maritimes (Alloui, L. 1999).
I.6.3.a. Répercussions sur la pêche et la conchyliculture
Dans l'évidence où les exploitations éviteront des zones de pêches actives, l'effet direct sur
les espèces commerciales devrait être faible, mais certains nombres d'effets indirects
peuvent être plus ou moins significatifs. La remise en suspension de particules fines, en
augmentant la turbidité, peut créer dans le cas où les exploitations seraient près des côtes,
une nuisance pour la conchyliculture, les fonds initialement plats, sur lesquels sont traînés
les chaluts seront devenus accidentés par suite du dragage, et cela risque de les rendre
impropres au chalutage (Debyser, 1975).
I.6.3.b. Répercussion sur les activités du littoral
Sur le plan de l'aménagement du littoral, les exploitations de granulats marins créeront un
besoin d'infrastructures nouvelles, surtout au niveau des zones portuaires, et elles
permettront ainsi le développement des grands équipements des régions littorales
(Cressard, 1977).
I.6.3.c. Répercussions sur l'activité touristique
Sans répercussion directe sur l'activité touristique, les exploitations de sables et graviers
devront être situées dans des zones où elles ne risquent pas d'aggraver l'érosion des plages,
ni d'être responsable d'apports intempestifs de particules vaseuses sur les côtes.
I.7. L’extraction de granulats marins dans le monde
I.7.1. Situation dans certains pays
I.7.1.a. France:
Entre 1977 et 1988, la contribution des granulats marins aux besoins nationaux est restée
constante et très limitée (environ 1%).
En 2009, la production de granulats en France est estimée à 376 millions de tonnes. Un peu
plus de 1500 entreprises travaillent dans ce secteur de l’extraction.
Environ 39% provient de l’exploitation de gisements de roches meubles d’origine
alluvionnaire (119 millions de tonnes), de granulats marins (6 millions de tonnes) ou
d’autres sables (21 millions de tonnes).
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