Chapitre I : GENERALITES
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Dans l’environnement, le plomb est majoritairement présent dans le compartiment
atmosphérique et provient des fonderies, des industries de la métallurgie, de la combustion du
charbon, de l’incinération des déchets et des gaz d’échappement des véhicules. Les rejets
aquatiques les plus importants proviennent de la sidérurgie (Amiard, 2011).
Les doses létales du plomb, sous la forme de sel minéral, sont souvent supérieures à sa limite
de solubilité dans l’eau de mer, c’est-à-dire 4 mg/l. Le plomb inorganique peut donc être
considéré comme hautement toxique (concentration létales de 1 à 10mg/l) ou modérément
toxique (concentration létale de 10 à 100mg/l) (Casas, 2005).
Des effets sur la croissance de certaines espèces phyto-planctoniques ont été enregistrés à
partir de 0.5µg/l. Les invertébrés marins aux stades embryonnaires sont plus sensibles que les
adultes, l’effet toxique du plomb peut se traduire par une compétition avec des métaux
essentiels (Marchand et Kantin, 1997).
1.2.4.2 Cuivre
Le cuivre est un élément qui existe à l’état natif, principalement extrait de minerais de cuivre.
Il s'agit d'un métal "essentiel" intervenant dans les processus métaboliques (Erdogan, 2009).
Existe sous forme particulaire, colloïdale et dissoute. Les caractéristiques physico-chimiques
du milieu agissent sur le degré de dissociation entre les formes métalliques et ioniques du
cuivre (Chiffoleau, 2001).
L’oxyde cuivreux CuO2 est insoluble dans l’eau alors que les formes : sulfate de cuivre
(CuSO4), hydroxyde de cuivre (Cu(OH)2) et chlorure de cuivre(CuCl2) sont solubles dans
l’eau. La majorité du cuivre rejeté dans l’eau est sous forme particulaire et tend à se déposer, à
précipiter ou à s’adsorber à la matière organique, au fer hydraté, aux oxydes de manganèse ou
aux argiles. Dans l’eau, le cuivre particulaire représenterait de 40 à 90% du cuivre (ATSDR,
1990).
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