Conclusion générale
117
CONCLUSION GENERALE
A l’échelle planétaire, on constate que les problèmes liés à la gestion des zones côtières sont
devenus une préoccupation majeure pour la plupart des états riverains, preuve en est
l'apparition croissante des documents relatifs à ce sujet ainsi que la création de plusieurs
sites WEB officiels consacrés à la GIZC.
L’Algérie, se caractérise avec ses1200 km de large de côtes sur la méditerranée, consciente
que la description de la zone côtière dans toutes ses composantes (écologiques, physique et
socio-économique) constitue le premier pas vers sa gestion intégrée. Cette description
nécessite une récolte d’un volume considérable de données à travers de plusieurs institutions.
De ce point de vue, le rôle de l'information est prépondérant et stratégique, cependant elle se
heurte, de manière générale, a des difficultés, dont notamment :
- un déficit historique de l'information thématique et géographique,
- une faible intégration et organisation des données,
- une absence de continuité spatiale entre les domaines terrestres et marins, tant du point
de vue de la délimitation du trait de côte que de celui des mesures et de la
représentation cartographique du relief côtier,
- l'absence d'un référentiel géographique et, en conséquence, une mauvaise
représentation à faible précision des limites marines et terrestres,
- un manque d'exhaustivité des données (complétude), ce qui rend la description de la
zone côtière encore très générale (ou incomplète), limitée à ses caractéristiques les
plus importantes et
- une imprécision de localisation, due notamment à l'utilisation d'un double système de
projection ainsi qu'a des erreurs de sa digitalisation,
De ce faite, le rôle et l’utilisation des SIG dans la GIZC nous a permis de démontrer que les
SIG offrent des outils interactifs qui prennent une place importante dans les démarches de
GIZC et contribuent de plus en plus aux prises de décisions en matière de gestion.
L’Algérie ne dispose pas de véritables SIG pour soutenir les démarches de gestion du milieu
littoral sauf pour certaines zones locales. Il est nécessaire que l’Algérie doit être doté d’un
SIG sur la totalité de son littoral, d'une part, pour une meilleure gestion des données en
rendant compatible, standardisée et normalisée une méthodologie de gestion des données
côtières et marines existantes et, d'autre part, pour établir les mécanismes d'échange
d'information (thématique et géographique) entre les diverses institutions concernées.
L’élaboration du SIG_BAZ nous a facilité la mise en œuvre du référentiel géographique du
littoral de la zone d’étude en terme de normalisation, de représentation cartographique, de
Précédent

Conception d\'un modèle altimétrique continu terre-mer pour la mise en place d\'une base de données SIG littoral multidimensionnelle - 117/125

Suivant