Hydrologie et sels nutritifs dans les eaux de la baie d’Alger
présentation de la zone d’étude
18
Les apports atmosphériques, en relation avec l’intense circulation automobile,
particulièrement dans la ville d’Alger.
L’oued El-Harrach, véritable égout à ciel ouvert, se déverse au milieu de la baie. Les
courants Est-Ouest contribuent à rendre insalubre la moitié Ouest de la baie, le port
d’Alger compris. Depuis toujours, il a constitué le réceptacle «naturel» des eaux
résiduaires des communes de son bassin versant. Constituées pour la plus grande
partie par des effluents domestiques, les eaux de cet oued, du fait du développement
industriel, reçoivent un apport non négligeable d’eaux usées industrielles, charriant
des produits chimiques et des substances toxiques ; les eaux de cet oued sont
déversées directement dans la baie où le milieu marin est aujourd’hui sérieusement
dégradé (Idjer et al. 1997).
L’oued El Hamiz dont le débit, régulé par un barrage, s’est vu diminuer sensiblement.
Le lit de cet oued est jonché de débris et reçoit des rejets domestiques,
essentiellement.
Tableau 2 : Les principaux rejets d’eaux usées dans la baie d’Alger (Kessouri, 2008).
Communes de la
baie d’Alger
Unités
industrielles
polluantes
Nombre
de
rejets
d’eaux
usées
Influence sur la mer
Bab El Oued
5
1
rejets
Casbah
0
1
rejets
Alger Centre
10
24
Rejets au PORT
Hamma
5
3
rejets
Hussein Dey
16
3
rejets
Mohammadia
5
4
Oued El Harrach et rejets
Borj El Kiffen
4
8
Oued El Hamiz et effluents ;
rejets
Borj El Bahri
0
4
Oued El Hamiz, rejets
Précédent

Hydrologie et sels nutritifs dans les eaux de la baie d\'Alger (mars 2009). - 25/73

Suivant