CONCLUSION
52
CONCLUSION
L’objectif de ce travail a été l’étude de la prévalence de la résistance des bactéries de
l’environnement marin aux béta-lactamines et la caractérisation des mécanismes de résistance
des souches résistantes aux cefotaxime ou à l’imipénème. A la lumière de nos résultats nous
avons constaté que :
Le taux de résistance aux béta-lactamines a été moyen pour AMX et faible pour les
deux autres molécules actives (CTX, IMP) dans toutes les stations.
L’essai de la caractérisation des souches résistante à l’IMP a révélé la grande sélection
d’une bactérie de l’environnement naturellement résistante à cette molécule (S.
maltophilia), dont l’implication dans des infections cliniques a été souvent rapportée.
Suivie de B. cepacea et P. aeruginosa dont la résistance à l’IMP est due soit à
l’imperméabilité ou à la production d’une métallobétalactamase.
La caractérisation des souches résistantes à CTX a montré la prédominance des
Pseudomonadacae où la multi-résistance serait le fruit non seulement de la
céphalosporinase chromosomique mais aussi de la production d’un autre mécanisme
acquis. Une E.coli productrice d’une BLSE non transférable de type CTX-M a été détectée
au niveau de la plage de Surcouf.
Bien que la qualité des eaux soit bonne à acceptable pour tous les sites analysés en
dehors de la plage La Fayette classée polluée par le ministère de l’environnement, la
résistance aux antibiotiques est présente dans presque tous les sites, traduisant une résistance
naturelle pour la majorité des cas. Cependant, la forte sélection de ces germes naturellement
multi-résistants qui sont en contact permanent avec l’homme augmenterait le risque
d’infection. De plus, la présence d’E.coli avec un mécanisme des plus redoutables démontre
l’influence des rejets urbains sur la plage de Surcouf. Ce mécanisme pourrait se propager vers
d’autres souches pathogènes de l’environnement par le biais des transferts horizontaux.
Nous concluons que l’utilisation des antibiotiques et spécialement des béta-lactamines
dans les hôpitaux ainsi que la grande quantité de résidus de ces derniers acheminées par les
rejets urbains non traités directement ou indirectement dans le milieu aquatique constitue un
réel problème pour la santé publique en premier lieu et l’écologie bactérienne dans
l’environnement marin en deuxième lieu. Les bactéries constituent un réservoir pour les
52
CONCLUSION
L’objectif de ce travail a été l’étude de la prévalence de la résistance des bactéries de
l’environnement marin aux béta-lactamines et la caractérisation des mécanismes de résistance
des souches résistantes aux cefotaxime ou à l’imipénème. A la lumière de nos résultats nous
avons constaté que :
Le taux de résistance aux béta-lactamines a été moyen pour AMX et faible pour les
deux autres molécules actives (CTX, IMP) dans toutes les stations.
L’essai de la caractérisation des souches résistante à l’IMP a révélé la grande sélection
d’une bactérie de l’environnement naturellement résistante à cette molécule (S.
maltophilia), dont l’implication dans des infections cliniques a été souvent rapportée.
Suivie de B. cepacea et P. aeruginosa dont la résistance à l’IMP est due soit à
l’imperméabilité ou à la production d’une métallobétalactamase.
La caractérisation des souches résistantes à CTX a montré la prédominance des
Pseudomonadacae où la multi-résistance serait le fruit non seulement de la
céphalosporinase chromosomique mais aussi de la production d’un autre mécanisme
acquis. Une E.coli productrice d’une BLSE non transférable de type CTX-M a été détectée
au niveau de la plage de Surcouf.
Bien que la qualité des eaux soit bonne à acceptable pour tous les sites analysés en
dehors de la plage La Fayette classée polluée par le ministère de l’environnement, la
résistance aux antibiotiques est présente dans presque tous les sites, traduisant une résistance
naturelle pour la majorité des cas. Cependant, la forte sélection de ces germes naturellement
multi-résistants qui sont en contact permanent avec l’homme augmenterait le risque
d’infection. De plus, la présence d’E.coli avec un mécanisme des plus redoutables démontre
l’influence des rejets urbains sur la plage de Surcouf. Ce mécanisme pourrait se propager vers
d’autres souches pathogènes de l’environnement par le biais des transferts horizontaux.
Nous concluons que l’utilisation des antibiotiques et spécialement des béta-lactamines
dans les hôpitaux ainsi que la grande quantité de résidus de ces derniers acheminées par les
rejets urbains non traités directement ou indirectement dans le milieu aquatique constitue un
réel problème pour la santé publique en premier lieu et l’écologie bactérienne dans
l’environnement marin en deuxième lieu. Les bactéries constituent un réservoir pour les
