RESULTATS ET DISCUSSIONS
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III.3.1.2. Résistance aux antibiotiques
Le test de l’antibiogramme par la méthode de diffusion en milieu gélosé, a permis
l’évaluation quantitative de la résistance de nos souches vis-à-vis de 24 antibiotiques dont 14
β-lactamines (tableau VI et V -annexes-) .
Les résultats (fig 10 et 11) montrent une résistance marquée aux pénicillines, aux
céphalosporines de 2
ème , 3
ème et 4
ème génération, à l’aztréonam et à l’imipénème. Les
inhibiteurs des β-lactamases ne restaurent pas l’activité des antibiotiques (PTZ et AMC), alors
que l’acide clavulanique restaure l’activité de la ticarcilline chez quatre souches seulement.
L’identification biochimique a révélé que la plupart des souches ont été assignées à
l’espèce Stenotrophomonas maltophilia, un germe appartenant à la famille des
Pseudomonadaceae, c’est à dire au groupe important des bactéries ne fermentant pas le
glucose, c’est un bacille à Gram-négatif, opportuniste très répandu dans l’environnement
(Sougakoff, 2003). C’est une bactérie naturellement résistante à la plupart des bêtalactamines, par la production de deux types de béta-lactamases L1 et L2. L1 est une métalloβ-lactamase de classe B, capable d’hydrolyser l’imipénème et la plupart des béta-lactamines
sauf l’aztréonam, mais elle est insensible à l’effet de l’acide clavulanique. L2 est une bêtalactamase à sérine de classe A hydrolysant les pénicillines et les céphalosporines, en
particulier l’aztréonam, elle est inductible et inhibée par l’acide clavulanique (Sougakoff,
2003 ; Lavigne et al., 2008).
Pour les molécules non β-lactames, on observe une sensibilité des souches aux
aminosides (GM et K), sulfamides ainsi qu’à la rifampicine. Un faible taux de résistance a été
observé vis-à-vis des fluoroquinolone (CIP) (n=3) et l’association sulfamide+trimethoprime.
Une résistance marquée a été observée vis-à-vis de l’acide nalidixique (10souches) suivi du
triméthoprime (8souches), la tétracycline (6souches) et le chloramphénicol (6 souches).
En se qui concerne le taux élevé de la résistance à certains antibiotiques non βlactames, des études récentes ont rapporté que la membrane externe chez les
Stenotrophomonas est peu perméable et de plus ils ont montré l’existence d’un système
d’efflux efficace susceptible de participer à cette multirésistance aux fluoroquinolones et aux
aminoglycosides (Zhang et al., 2000 in Krueger et al., 2001 ; Lavigne et al., 2008).
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