Introduction
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INTRODUCTION
L’utilisation massive et parfois abusive des antibiotiques, et des β-lactamines en
particulier, en ville comme à l’hôpital, a modifié considérablement l’écologie bactérienne.
En réponse à la pression de sélection par les antibiotique, les bactéries ont développé,
tant sur le plan biochimique que génétique, de nombreux mécanismes lui conférant une
résistance aux conditions hostile ainsi qu’une évolution génétique par le biais des transferts
horizontaux. Ces bactéries combinent notamment des mécanismes qui leur permettent de
résister simultanément à diverses polluants (plusieurs classes d’antibiotiques, métaux lourds
désinfectants…etc) et de devenir ainsi multirésistantes.
Dans l’environnement marin, la présence de bactéries pathogènes résistantes aux
antibiotiques appartenant à la famille des Entérobactériaceae est particulièrement inquiétante.
Cette résistance est due à une pollution microbiologique d’une part et à la présence
d’antibiotiques dans l’écosystème aquatique d’une autre part. En effet, les résidus
d’antibiotiques peuvent persister dans le sédiment ou dans le milieu aquatique pour plusieurs
mois après leur administration et peuvent affecter la flore bactérienne du sédiment et entrainer
le phénomène d’antibiorésistance chez ces bactéries de l’environnement.
Les bêta-lactamines sont la famille la plus largement utilisée, ceci s’explique par leur
diversité, leur efficacité et leur faible toxicité. Les mécanismes de résistances à ces
antibiotiques se sont énormément développés au cours des années :
En Algérie, plusieurs études épidémiologiques ont été menées sur les bactéries
cliniques résistantes aux antibiotiques. Cependant, il y a peu de données sur la résistance chez
des bactéries isolées de l’environnement. Ce phénomène de résistance est une réalité
écologique dont les conséquences sur la santé publique commencent à être perçue à travers
l’implication directe des bactéries de l’environnement dans les infections et indirectement en
tant que réservoir de gènes grâce aux éléments génétiques mobiles.
Ce travail s’inscrit dans le cadre d’un projet de recherche sur la prévalence de la
résistance des bactéries de l’environnement marin aux antibiotiques. Il a pour objectifs de
faire le point sur la résistance aux antibiotiques des bactéries isolées de l’eau de mer dans
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INTRODUCTION
L’utilisation massive et parfois abusive des antibiotiques, et des β-lactamines en
particulier, en ville comme à l’hôpital, a modifié considérablement l’écologie bactérienne.
En réponse à la pression de sélection par les antibiotique, les bactéries ont développé,
tant sur le plan biochimique que génétique, de nombreux mécanismes lui conférant une
résistance aux conditions hostile ainsi qu’une évolution génétique par le biais des transferts
horizontaux. Ces bactéries combinent notamment des mécanismes qui leur permettent de
résister simultanément à diverses polluants (plusieurs classes d’antibiotiques, métaux lourds
désinfectants…etc) et de devenir ainsi multirésistantes.
Dans l’environnement marin, la présence de bactéries pathogènes résistantes aux
antibiotiques appartenant à la famille des Entérobactériaceae est particulièrement inquiétante.
Cette résistance est due à une pollution microbiologique d’une part et à la présence
d’antibiotiques dans l’écosystème aquatique d’une autre part. En effet, les résidus
d’antibiotiques peuvent persister dans le sédiment ou dans le milieu aquatique pour plusieurs
mois après leur administration et peuvent affecter la flore bactérienne du sédiment et entrainer
le phénomène d’antibiorésistance chez ces bactéries de l’environnement.
Les bêta-lactamines sont la famille la plus largement utilisée, ceci s’explique par leur
diversité, leur efficacité et leur faible toxicité. Les mécanismes de résistances à ces
antibiotiques se sont énormément développés au cours des années :
En Algérie, plusieurs études épidémiologiques ont été menées sur les bactéries
cliniques résistantes aux antibiotiques. Cependant, il y a peu de données sur la résistance chez
des bactéries isolées de l’environnement. Ce phénomène de résistance est une réalité
écologique dont les conséquences sur la santé publique commencent à être perçue à travers
l’implication directe des bactéries de l’environnement dans les infections et indirectement en
tant que réservoir de gènes grâce aux éléments génétiques mobiles.
Ce travail s’inscrit dans le cadre d’un projet de recherche sur la prévalence de la
résistance des bactéries de l’environnement marin aux antibiotiques. Il a pour objectifs de
faire le point sur la résistance aux antibiotiques des bactéries isolées de l’eau de mer dans
