Introduction générale
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Il est communément admis que les pays méditerranéens, et notamment ceux qui bordent le
rivage Sud de cette mer semi-fermée, connaissent aujourd’hui des problèmes d’eau
inquiétants.
La rareté des ressources en eau autour de la Méditerranée, leur fragilité et leur inégale
répartition font paraitre un risque majeur de pénurie qui s’accentue continuellement face
aux pressions démographiques et aux besoins croissants de l’essor socio-économique. Ce
constat général prend toute son importance dans les pays arides et semi-arides où les
ressources en eau sont souvent exploitées à la limite de leur disponibilité. Elles enregistrent
des baisses piézométriques considérables et une dégradation de leur qualité par divers
polluants.
La nappe aquifère de la Mitidja Est qui constitue le principal réservoir d’eau de la région
d’Alger contribue aux besoins en eau potable de la population et à l’irrigation des terres
agricoles. Cette ressource en eau a connue une augmentation liée notamment au
développement démographique et économique des dernières décennies.
La pollution des eaux souterraines par les nitrates est à l’évidence liée à des zones
particulières d’intensification de la production agricole. Compte tenu de l’activité agricole
intense dans la région d’étude la première hypothèse est celle d’une contamination par les
phytosanitaires. Toutefois, dans la zone d’étude on remarque que les sources de
contaminations pouvaient être multiples. En effet, on rencontre plusieurs décharges
d’ordures officielles ou sauvages, on se trouve en présence d’un habitat dispersé sans
assainissement collectif ou assainissement tout court, et la présence de fermes d’élevage
(bovins ou volaille).
Des études réalisées par le secteur de l’eau ont permis de caractériser globalement les
teneurs en nitrate dans les eaux souterraines de la Mitidja Est. Ces études ont mis en
évidence une contamination diffuse des alluvions quaternaires superficielles (vulnérables).
Les teneurs en nitrates dépassent les 50 mg/l sur certains ouvrages, en particulier dans le
secteur du champ captant de Bouréah.
L’objectif de cette étude est d’identifier l’origine des nitrates dans les formations du
quaternaire vulnérables à la pollution de la plaine de la Mitidja Est. L’approche proposée
est de combiner l’analyse chimique des eaux avec les isotopes de l’azote (
15 N et
18 O)
susceptibles de fournir des informations sur les différents aspects du problème (origine des
nitrates).
Cette étude rentre dans le cadre du projet de coopération technique avec l’Agence
Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA) dont l’intitulé est la préservation et
protection des zones vulnérables ou à risques contre toute forme de contamination et
cartographie de la vulnérabilité et des risques de pollution des eaux souterraines en
utilisant les techniques isotopiques. Ce projet rentre dans le cadre de la politique nationale
de l’eau (PNE) pour la valorisation des ressources en eau.
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Il est communément admis que les pays méditerranéens, et notamment ceux qui bordent le
rivage Sud de cette mer semi-fermée, connaissent aujourd’hui des problèmes d’eau
inquiétants.
La rareté des ressources en eau autour de la Méditerranée, leur fragilité et leur inégale
répartition font paraitre un risque majeur de pénurie qui s’accentue continuellement face
aux pressions démographiques et aux besoins croissants de l’essor socio-économique. Ce
constat général prend toute son importance dans les pays arides et semi-arides où les
ressources en eau sont souvent exploitées à la limite de leur disponibilité. Elles enregistrent
des baisses piézométriques considérables et une dégradation de leur qualité par divers
polluants.
La nappe aquifère de la Mitidja Est qui constitue le principal réservoir d’eau de la région
d’Alger contribue aux besoins en eau potable de la population et à l’irrigation des terres
agricoles. Cette ressource en eau a connue une augmentation liée notamment au
développement démographique et économique des dernières décennies.
La pollution des eaux souterraines par les nitrates est à l’évidence liée à des zones
particulières d’intensification de la production agricole. Compte tenu de l’activité agricole
intense dans la région d’étude la première hypothèse est celle d’une contamination par les
phytosanitaires. Toutefois, dans la zone d’étude on remarque que les sources de
contaminations pouvaient être multiples. En effet, on rencontre plusieurs décharges
d’ordures officielles ou sauvages, on se trouve en présence d’un habitat dispersé sans
assainissement collectif ou assainissement tout court, et la présence de fermes d’élevage
(bovins ou volaille).
Des études réalisées par le secteur de l’eau ont permis de caractériser globalement les
teneurs en nitrate dans les eaux souterraines de la Mitidja Est. Ces études ont mis en
évidence une contamination diffuse des alluvions quaternaires superficielles (vulnérables).
Les teneurs en nitrates dépassent les 50 mg/l sur certains ouvrages, en particulier dans le
secteur du champ captant de Bouréah.
L’objectif de cette étude est d’identifier l’origine des nitrates dans les formations du
quaternaire vulnérables à la pollution de la plaine de la Mitidja Est. L’approche proposée
est de combiner l’analyse chimique des eaux avec les isotopes de l’azote (
15 N et
18 O)
susceptibles de fournir des informations sur les différents aspects du problème (origine des
nitrates).
Cette étude rentre dans le cadre du projet de coopération technique avec l’Agence
Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA) dont l’intitulé est la préservation et
protection des zones vulnérables ou à risques contre toute forme de contamination et
cartographie de la vulnérabilité et des risques de pollution des eaux souterraines en
utilisant les techniques isotopiques. Ce projet rentre dans le cadre de la politique nationale
de l’eau (PNE) pour la valorisation des ressources en eau.
