Contribution à l’étude des variations des teneurs en phénols totaux
chez la Magnoliophyte marine Posidonia oceanica (L. ) Delile
Matériel et méthodes
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22 m de profondeur en moyenne. L‟extension de l‟herbier vers le large est freinée par les
remaniements sous-marins auxquels sont soumises ces zones de fortes pentes, selon BRAÏK
(1989). L‟herbier se développe sur un substrat constitué par un platier rocheux recouvert
d‟une couche de sable d‟origine biogène. Il présente une limite inférieure de type érosif,
selon la classification de MEINESZ et LAURENT (1978), conséquence d‟un
hydrodynamisme important. La présence de structures érosives (chenaux, cuvettes
intermattes) au sein de l‟herbier résulte de l‟exposition de ce secteur aux vents dominants
(ouest et nord-ouest) (BRAÏK, 1989). En outre, cette limite se caractérise par des rhizomes
majoritairement orthotropes, sans édification de matte. En effet, la composition
granulométrique du substrat (sable grossier d‟origine biogène et peu compact) au niveau de
cette limite témoigne d‟un faible apport sédimentaire, surtout en sable fin, nécessaire à la
constitution et à l‟élévation de la matte. L‟observation de l‟herbier au niveau de sa limite
inférieure montre des rhizomes plagiotropes, totalement déchaussés, dont la plupart présente
des faisceaux morts. La régression de l‟herbier de Bou Ismaïl est déjà signalée par BRAÏK
(1989), imputée selon cet auteur à une augmentation de la turbidité moyenne des eaux. Afin
de suivre à long terme la dynamique évolutive de cette limite et l‟état de vitalité de cet
herbier, des structures fixes ont été mises en place (SEMROUD et BOUMAZA, 2007).
3.1.2. Site de Kouali
L‟herbier à Posidonia oceanica de Kouali s‟étend entre 0,3 et 20 m de profondeur en
moyenne et se développe sur substrat dur (BOUMAZA, 1995). L‟herbier est identifié
comme un herbier de référence dans la baie de Bou Ismaïl, sa productivité primaire étant
l‟une des plus importantes enregistrées en Méditerranée (BOUMAZA et SEMROUD, 2000).
En outre, ce site est caractérisé par la présence d‟un certain nombre de paysages marins
remarquables et menacés en Méditerranée : le récif-barrière à Posidonia oceanica et les
trottoirs à vermets (PNUE-UICN-GIS Posidonie, 1990). La limite inférieure de l‟herbier est
qualifiée de franche, selon la classification de MEINESZ et LAURENT (1978). En effet, les
rhizomes sont essentiellement orthotropes, mais sans édification de matte. Ce type de limite
témoigne de la stabilisation des conditions du milieu : la transparence des eaux et/ou la
nature du substrat (BOUDOURESQUE et al., 2006). L‟herbier ne présente pas de
dynamique de colonisation du substrat vers le large, la nature du substrat semble être à
l‟origine de ce type de limite. Un réseau de surveillance est mis en place au niveau de cette
limite afin de suivre à long terme la dynamique évolutive de cette limite et l‟état de vitalité
de l‟herbier (SEMROUD et BOUMAZA, 2007).
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