Chapitre Premier : Présentation des Crustacés Brachyoures et Méthodes d’étude
- 4 -
Figure I-2- Abdomen de Pachygrapsus (A : male, B : femelle)
Les crabes connaissent tous un même point de départ : l’œuf fécondé, de quelques dixièmes de
millimètre, plein de vitellus et entouré d’une fine membrane est pondu par la femelle. Le nombre
des œufs pondus en une seule fois dépend de la taille de la mère. Les œufs s’attachent aux
pléopodes de la femelle ce qui empêche l’abdomen de se rabattre. Après plusieurs mues, les œufs
éclosent pour donner les Zoés (forme larvaire des crustacés) et subissent des mutations pour
devenir adultes.
Malgré la robustesse de leur carapace calcifiée, et l’armement de leurs pinces, les crabes sont
convoités par de nombreux prédateurs. Différentes tactiques visent à neutraliser l’agression
(camouflage, déguisement). La tactique la plus courante consiste à fuir, mais la fuite suppose une
rapidité qui ne s’obtient chez les Brachyoures que par un déplacement latéral. Les pattes situées en
avant tirent le corps par flexion de leurs articles, les autres le poussent par extension.
Bien que classés dans le groupe des Reptantia, beaucoup de crabes sont capables de nager.
L’habitat des Brachyoures est très varié : on les trouve dans tous les étages (supralittoral,
médiolittoral, infralittoral…) mais aussi à des profondeurs de plus de 1000m (crabes abyssaux).
Certains vivent entre 400 et 2000 m (BAUCHAU, 1966). Les fonds rocheux sont préférés par
certaines espèces que d’autres s’installent sur les fonds sablonneux et vaseux ou elles peuvent
éventuellement s’enterrer. Les courants, la salinité, et la température de l’eau jouent un rôle
important dans la dispersion des espèces. La distribution générale de ces crabes est cependant mal
connue car l’exploitation systématique des fonds marins est à peine amorcée.
Précédent

Contribution à l\'étude des crustacés brachyoures dans la région d\'Alger - 9/80

Suivant