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Conclusion
Les crustacés Brachyoures ont fait l’objet de très peu d’études sur le littoral algérien.
L’absence de connaissances sur les Brachyoures du bassin algérien, nous a amené à tenter de
pallier à cette lacune.
L’observation des apports de la pêcherie d’Alger, de la Madrague ainsi que nos propres
échantillonnages sur les sites de la ville de Ain Benian se traduit par une liste non limitative. Il a été
déterminé dans cette phase préliminaire 18 espèces de crabes vivant dans les différents étages du
milieu marin et appartenant à 9 familles, dont 3 ont été signalées au cours de la campagne Thalassa
(1982).
Une comparaison intra et interspécifique par analyse des caractères morphologiques, et
morphométriques a été menée. Ces analyses ont mis en évidence des différences au sein des
représentants de cet infra-ordre et cela a été confirmé par les différentes études entreprises.
Nos données, ont permis d’apporter certaines précisions relatives à la forme de la carapace, le bord
antérolatéral et les bord frontal et postéro-latéral : ces caractères peuvent séparer entres les genres
ainsi que les espèces de crabes.
De plus nous avons touché un domaine relatif aux appendices et espérons que le large
développement bibliographique et l’apport photographique relatif à ces pièces aura un intérêt à la
fois pédagogique et scientifique.
Il a fallu passer de l’observation macroscopique à la loupe binoculaire pour pouvoir se prononcer
sur la forme de certains appendices, le nombre et la disposition des épines qui les constituent. C’est
là un travail fastidieux et ardu que nous avons pu réaliser ; il suffit porter un regard sur les
différentes planches réalisées pour s’en rendre compte.
L'étude biométrique confirme les résultats morphologiques. Il nous a été possible de séparer les
différentes espèces de crabes grâce à quelques paramètres mophométriques qui les caractérisent : la
longueur de la carapace, la longueur des méropodites, et la longueur du propodite I permettent de
séparer les espèces de Pachygrapsus tandis que la largeur de méropodite gauche des pinces
caractérise Calappa granulata alors que la distance inter-orbitaire isole Eriphia verrucosa.
De véritables conclusions ne peuvent être prononcées qu’après une étude plus conséquente, étalée
dans l’espace et dans le temps.
La classification est toujours un sujet de polémique au sein de la communauté scientifique, la délimitation
entre espèces étant en perpétuel remaniement dans le bassin méditerranéen et dans les océans en général. Les
analyses moléculaires sont nécessaires afin de confirmer ou d’infirmer la présence d’une espèce déterminée.
Les difficultés d’utilisation des clés de détermination ou le recours possible à de meilleurs caractères doivent
être signalés pour que des modifications puissent être apportées aux versions ultérieures de classification.
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