Chapitre I
Synthèse bibliographique
14
Ces composants organiques contiennent intérieurement des trous qui leur
confèrent une grande surface spécifique, d'où leur forte affinité pour l'eau et les
métaux (Bliefert et Perraud, 2001). Cette affinité est principalement due à la présence
de nombreux groupements fonctionnels, majoritairement des groupes oxygénés
(carboxyles –COOH, alcools –OH, carbonyles –C=O,… (Tab. 03)) susceptibles de
former des complexes d'ions interchangeables (Stevenson, 1994). Ces composants
contiennent également des groupes azotés (amines) et soufrés (sulfate, acide
sulfonique). (Bliefert et Perraud, 2001).
Tableau 03 : Teneur des groupes fonctionnels principaux pour les substances
humiques (Stevenson, 1994)
Groupement
% acide humique
% acide fulvique
Acidité totale
5,6 – 7,7
6,4 – 14,2
COOH
1,5 – 5,7
6,1 – 11,2
OH phénolique
2,1 – 5,7
0,3 – 5,7
OH alcool
0,2 – 4,9
2,6 – 9,5
C=O quinconique
1,4 – 2,6
0,3 – 2,0
C=O cétonique
0,3 – 1,7
1,6 – 2,7
OCH 3
0,3 – 0,8
0,3 – 1,2
A-2 Métaux lourds
Bien que le terme "métaux lourds" soit abondamment utilisé, et ce même dans
la littérature scientifique, il n’a pas de réelle définition scientifique ou juridique
unanimement reconnue (Deschamps et al., 2006).
Dans un article intitulé "Heavy metals"- a meaningless term? ("Métaux
lourds" - un terme sans signification ?), (Duffus, 2002) recense les diverses
utilisations du terme métal lourd : certains auteurs définissent les métaux lourds selon
leur densité minimum (de 3,5 à 6 g/cm
3 ) ; d’autres en fonction de leur masse atomique
ou de leur numéro atomique. Le terme métal lourd impliquant une notion de toxicité,
il est souvent utilisé pour l’arsenic (métalloïde) ou le sélénium (non-métal). Parmi les
éléments les plus couramment désignés par le terme métal lourd on retrouve :
Synthèse bibliographique
14
Ces composants organiques contiennent intérieurement des trous qui leur
confèrent une grande surface spécifique, d'où leur forte affinité pour l'eau et les
métaux (Bliefert et Perraud, 2001). Cette affinité est principalement due à la présence
de nombreux groupements fonctionnels, majoritairement des groupes oxygénés
(carboxyles –COOH, alcools –OH, carbonyles –C=O,… (Tab. 03)) susceptibles de
former des complexes d'ions interchangeables (Stevenson, 1994). Ces composants
contiennent également des groupes azotés (amines) et soufrés (sulfate, acide
sulfonique). (Bliefert et Perraud, 2001).
Tableau 03 : Teneur des groupes fonctionnels principaux pour les substances
humiques (Stevenson, 1994)
Groupement
% acide humique
% acide fulvique
Acidité totale
5,6 – 7,7
6,4 – 14,2
COOH
1,5 – 5,7
6,1 – 11,2
OH phénolique
2,1 – 5,7
0,3 – 5,7
OH alcool
0,2 – 4,9
2,6 – 9,5
C=O quinconique
1,4 – 2,6
0,3 – 2,0
C=O cétonique
0,3 – 1,7
1,6 – 2,7
OCH 3
0,3 – 0,8
0,3 – 1,2
A-2 Métaux lourds
Bien que le terme "métaux lourds" soit abondamment utilisé, et ce même dans
la littérature scientifique, il n’a pas de réelle définition scientifique ou juridique
unanimement reconnue (Deschamps et al., 2006).
Dans un article intitulé "Heavy metals"- a meaningless term? ("Métaux
lourds" - un terme sans signification ?), (Duffus, 2002) recense les diverses
utilisations du terme métal lourd : certains auteurs définissent les métaux lourds selon
leur densité minimum (de 3,5 à 6 g/cm
3 ) ; d’autres en fonction de leur masse atomique
ou de leur numéro atomique. Le terme métal lourd impliquant une notion de toxicité,
il est souvent utilisé pour l’arsenic (métalloïde) ou le sélénium (non-métal). Parmi les
éléments les plus couramment désignés par le terme métal lourd on retrouve :
