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A l’échelle globale, la pénétration de CO 2 anthropique provoquerait une acidification des
eaux de surface, si le carbonate de calcium ne répond pas aux changements du pH, dans le
bassin algérien c’est parce que les eaux de surface en sont sursaturées. La haute température
de la Méditerranée joue aussi un rôle compensatoire. Comme le montre la figure (31), les
produits de solubilité de la calcite et l’aragonite dans bassin algérien se trouvent à des
températures lui permettant de maintenir son degré de saturation. A l’état naturel, le pH ne
présente pas de changements significatifs à cause du pouvoir tampon de l’eau de mer mais sa
diminution entrainerait la dissolution des carbonates de calcium. Selon Orr et al., (2005), la
concentration en carbonate aurait diminué de 10% dans les eaux de surface des océans.
La différence entre les 3 degrés de saturation naturels et les trois calculés est très petite : de
l’ordre de 0,1. Nous avons donc pris la moyenne des trois. Les résultats obtenus indiquent,
que le bassin algérien aurait été naturellement sursaturé de 3,7 fois et de 5,8 fois en aragonite
et en calcite respectivement, la pénétration de carbone anthropique a fait diminuer le degré de
saturation de la calcite et de l’aragonite de 0,42 et de 0,65 respectivement à cause de la légère
diminution du pH. Cela étant dit, cette diminution n’est pas significative. Cependant il est
important de noter que cette évolution ne prend en compte que la pénétration du carbone
anthropique, et ne tient pas compte des effets des polluants chimiques sur le pH, notamment,
l’eutrophisation qui fait augmenter la production primaire provoquant une forte
reminéralisation de la matière organique dans les eaux de subsurface.
Si les changements de l’état de saturation ne sont pas significatifs, l’écart entre ω naturel et
ω calculé augmente au fil du temps. Celui-ci passe de 0,25 aux années 50 à 0,64 aux années
90 pour ω aragonite 1 par exemple, cette différence est due, selon la figure (32) à
l’augmentation du degré de saturation qu’il aurait eu dans des conditions naturelles.
A l’échelle globale, la pénétration de CO 2 anthropique provoquerait une acidification des
eaux de surface, si le carbonate de calcium ne répond pas aux changements du pH, dans le
bassin algérien c’est parce que les eaux de surface en sont sursaturées. La haute température
de la Méditerranée joue aussi un rôle compensatoire. Comme le montre la figure (31), les
produits de solubilité de la calcite et l’aragonite dans bassin algérien se trouvent à des
températures lui permettant de maintenir son degré de saturation. A l’état naturel, le pH ne
présente pas de changements significatifs à cause du pouvoir tampon de l’eau de mer mais sa
diminution entrainerait la dissolution des carbonates de calcium. Selon Orr et al., (2005), la
concentration en carbonate aurait diminué de 10% dans les eaux de surface des océans.
La différence entre les 3 degrés de saturation naturels et les trois calculés est très petite : de
l’ordre de 0,1. Nous avons donc pris la moyenne des trois. Les résultats obtenus indiquent,
que le bassin algérien aurait été naturellement sursaturé de 3,7 fois et de 5,8 fois en aragonite
et en calcite respectivement, la pénétration de carbone anthropique a fait diminuer le degré de
saturation de la calcite et de l’aragonite de 0,42 et de 0,65 respectivement à cause de la légère
diminution du pH. Cela étant dit, cette diminution n’est pas significative. Cependant il est
important de noter que cette évolution ne prend en compte que la pénétration du carbone
anthropique, et ne tient pas compte des effets des polluants chimiques sur le pH, notamment,
l’eutrophisation qui fait augmenter la production primaire provoquant une forte
reminéralisation de la matière organique dans les eaux de subsurface.
Si les changements de l’état de saturation ne sont pas significatifs, l’écart entre ω naturel et
ω calculé augmente au fil du temps. Celui-ci passe de 0,25 aux années 50 à 0,64 aux années
90 pour ω aragonite 1 par exemple, cette différence est due, selon la figure (32) à
l’augmentation du degré de saturation qu’il aurait eu dans des conditions naturelles.
