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3.3.3. Evolution des paramètres du système des carbonates en surface du
bassin algérien
3.3.3.1. pCO 2 , température de surface de l’eau de mer (SST) et anomalie de
l’oxygène :
On constate des variations interannuelles importantes de ∆pCO 2 (28a), suivant
l’augmentation de la pression partielle atmosphérique, le bassin algérien montre un rôle puits
ou source selon les années. En effet pCO 2 est influencée par les effets de la température et de
l’activité biologique.
Les figures (28b) représentent l’anomalie de température, c’est la différence entre la SST et
la température de surface moyenne, sur 38 années (1955-2000). Les résultats obtenus
montrent que les périodes de ∆pCO 2 positives sont celle des anomalies positives de
température car l’augmentation de la température fait augmenter la pression partielle de CO 2 .
L’activité biologique est représentée ici par l’anomalie en oxygène ou –UAO en surface (
28c) qui représente la différence entre la concentration en oxygène et sa solubilité, ce qui nous
donne une idée sur l’oxygène dissous dans le milieu en écartant les effets de la température et
la salinité. Ainsi, les valeurs positives traduisent une forte concentration en oxygène due à une
forte production primaire qui fait diminuer la pCO 2 . A l’inverse, les valeurs négatives
traduisent une faible concentration en oxygène et donc une faible production primaire
induisant ainsi une plus forte pCO 2 .
La pCO2 de surface augmente aussi suivant la pCO 2 atmosphérique, cette augmentation est
de 24,55µatm pour pCO 2 1, 41,45 pour pCO 2 2 et de 44,28 µatm pour pCO 2 3, la première
valeur correspond bien à celle trouvé par Louanchi et al., (2009) par une méthode très
différente.
Même si le bassin algérien montre des variabilités interannuelles, il apparait que le rôle
source du bassin est plus répété durant la période étudiée suivant en cela la fréquence des
anomalies positives de la température. La figure (28d) montre les moyennes décennales de
∆pCO 2 calculées sur les quatre décennies étudiées (années 60, 70, 80, 90) il est clair que le
bassin algérien joue plus un rôle de source que de puits, la diminution de ∆pCO2 durant les
années 80 et 90 est due à la forte production primaire durant des deux décennies comme l’a
démontré Boudjakdji, 2008.
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