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3.3. Variations décennales des paramètres du système des
carbonates dans le bassin algérien
3.3.1. Présentation des données de T, S, UAO, AT, PO 4
3- et Si(OH) 4 :
La figure (22) présente les profils type de phosphate et de silicate. Le profil du phosphate et
du silicate du bassin algérien sont des profils types de la Méditerranée avec une augmentation
aux profondeurs intermédiaires pour le phosphate et une augmentation avec la profondeur
pour le silicate. Les eaux du bassin algérien sont pauvres en sels nutritifs ; en surface les
valeurs de sont inferieures à 0,2 µM pour PO 4
3- et 2µM pour Si(OH) 4 , en profondeur, elles
atteignent 0,4 µM en moyenne pour PO 4
3- et 8µM en moyenne pour Si(OH) 4 ce qui
correspond à une oligotrophie générale du bassin algérien.
La figure 23 présente l’évolution de la température, et l’UAO, la salinité et l’alcalinité
calculée de 1957 à 1999. On voit une augmentation de la température de surface au fil du
temps (23a). Les plus fortes températures sont enregistrées à la fin des années 90, suivant
ainsi le réchauffement global. L’UAO (23b) affiche les plus grandes valeurs dans les
profondeurs intermédiaires tout comme le reste de la Méditerranée. Ces paramètres montrent
des variations interannuelles et décennales marquées. Celles-ci pourraient être dues aux
oscillations du climat influençant le climat méditerranéen tel que l’oscillation nord atlantique
(NAO), et dans une moindre mesure, l’oscillation austral (ENSO). Comme décrit par AitOuferoukh, (2009), ces oscillations génèrent des perturbations au niveau des précipitations, de
l’évaporation, et de la vitesse et la direction du vent selon les périodes de forte humidité ou de
sécheresse de l’air. Par suite, des modifications dans l’intensité des upwellings ou
downwellings dans le bassin algérien pourraient expliquer les variabilités de pénétration de la
chaleur et de l’oxygène dans la colonne d’eau.
Pour ce qui est de la salinité et de l’alcalinité, elle présente aussi des alternances de périodes
de fortes et de basse salinité plus ou moins prolongées (23c, 23d). Celles-ci seraient dues à
l’augmentation de la salinité de surface dues aux périodes de sécheresses (augmentation de
l’évaporation) ajoutés à cela, le débit des oueds qui diminuent (Cassou, 2004 in AitOuferoukh, 2009).
3.3. Variations décennales des paramètres du système des
carbonates dans le bassin algérien
3.3.1. Présentation des données de T, S, UAO, AT, PO 4
3- et Si(OH) 4 :
La figure (22) présente les profils type de phosphate et de silicate. Le profil du phosphate et
du silicate du bassin algérien sont des profils types de la Méditerranée avec une augmentation
aux profondeurs intermédiaires pour le phosphate et une augmentation avec la profondeur
pour le silicate. Les eaux du bassin algérien sont pauvres en sels nutritifs ; en surface les
valeurs de sont inferieures à 0,2 µM pour PO 4
3- et 2µM pour Si(OH) 4 , en profondeur, elles
atteignent 0,4 µM en moyenne pour PO 4
3- et 8µM en moyenne pour Si(OH) 4 ce qui
correspond à une oligotrophie générale du bassin algérien.
La figure 23 présente l’évolution de la température, et l’UAO, la salinité et l’alcalinité
calculée de 1957 à 1999. On voit une augmentation de la température de surface au fil du
temps (23a). Les plus fortes températures sont enregistrées à la fin des années 90, suivant
ainsi le réchauffement global. L’UAO (23b) affiche les plus grandes valeurs dans les
profondeurs intermédiaires tout comme le reste de la Méditerranée. Ces paramètres montrent
des variations interannuelles et décennales marquées. Celles-ci pourraient être dues aux
oscillations du climat influençant le climat méditerranéen tel que l’oscillation nord atlantique
(NAO), et dans une moindre mesure, l’oscillation austral (ENSO). Comme décrit par AitOuferoukh, (2009), ces oscillations génèrent des perturbations au niveau des précipitations, de
l’évaporation, et de la vitesse et la direction du vent selon les périodes de forte humidité ou de
sécheresse de l’air. Par suite, des modifications dans l’intensité des upwellings ou
downwellings dans le bassin algérien pourraient expliquer les variabilités de pénétration de la
chaleur et de l’oxygène dans la colonne d’eau.
Pour ce qui est de la salinité et de l’alcalinité, elle présente aussi des alternances de périodes
de fortes et de basse salinité plus ou moins prolongées (23c, 23d). Celles-ci seraient dues à
l’augmentation de la salinité de surface dues aux périodes de sécheresses (augmentation de
l’évaporation) ajoutés à cela, le débit des oueds qui diminuent (Cassou, 2004 in AitOuferoukh, 2009).
