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profondeur. Par contre, les valeurs les plus faibles se trouvent à des profondeurs correspondant
aux couches d’eaux intermédiaires, ces mêmes couches présentent les valeurs les plus élevées en
UAO traduisant la présence des eaux les plus vielles. En effet, les mesures en CFC confirment
qu’aux profondeurs des eaux intermédiaires (LIW), les CFCs sont dilués de 30 % à cause du
soulèvement de l’EMDW (eau plus vielle que la LIW) (Roether et al.1998), dans le digramme
θ /S, on voit bien que les caractéristiques de ces deux masses d’eaux se rapprochent ce qui
explique leur mélange.
Concernant le Tritium, même si on ne dispose pas de beaucoup de données, sa distribution
ressemble à celle des CFCs, ce qui mène à dire que le contenu en Tritium a probablement été
dilué par la présence de l’EMDW à la place de la LIW aussi bien que pour les CFCs.
Concernant le carbone anthropique, on voit que d’une façon générale (figure 18), le Canth 1, 2,
et 3 présentent de bonnes distributions avec les valeurs de CFC 11 , CFC 12 , et Tritium, en effet les
valeurs les plus faibles en CO 2 anthropique correspondent aux plus faibles valeurs en traceurs
d’âge puisque ceux-ci sont des traceurs conservatifs, qui suivent la pénétration du carbone
anthropique. De même, le carbone anthropique diminue avec la profondeur, ceci est expliqué par
le fait qu’il pénètre progressivement dans les eaux à cause du mélange vertical des masses d’eau
qui se fait de façon lente ce qui a déjà été démontré lors de nombreux travaux tels ceux de,
Touratier and Goyet, 2004b, Lo Monaco et al, 2005a, Sandrini et al.,2007,Touratier et al
2005,Gruber et al, 1996, Aît-Ameur and Goyet, 2006.
La méthode TrOCA présente les valeurs les plus élevées et la méthode dérivée de Chen et
Millero, 1979 présente les valeurs les plus faibles. Les structure générales du carbone
anthropique sont sensiblement les mêmes pour les 3 méthodes (figure 18). Les valeurs les plus
faibles se trouvent à des profondeurs correspondant aux couches d’eaux intermédiaires, ces
couches d’eaux, plus vielles que les autres et présentes à ces niveaux de profondeur, traduisent
une modification dans la circulation générale des eaux dans le bassin méditerranéen. Ceci a déjà
été démontré par Aït-Ameur, 2007, et est expliqué par une modification de la circulation dans le
bassin oriental. D’importantes anomalies météorologiques observées dans le bassin oriental
durant les années 90, ont généré le phénomène transitoire Est méditerranéen ou EMT (Eastern
Mediterranean Transient). Celui-ci induit la pénétration de la EMDW, eau peu ventilée et dont
le temps de résidence est le plus élevé en Méditerranée, dans la mer Tyrrhénienne sortant par le
détroit de Sicile suite à son soulèvement de plusieurs centaines de mètres et atteignant ainsi les
profondeur. Par contre, les valeurs les plus faibles se trouvent à des profondeurs correspondant
aux couches d’eaux intermédiaires, ces mêmes couches présentent les valeurs les plus élevées en
UAO traduisant la présence des eaux les plus vielles. En effet, les mesures en CFC confirment
qu’aux profondeurs des eaux intermédiaires (LIW), les CFCs sont dilués de 30 % à cause du
soulèvement de l’EMDW (eau plus vielle que la LIW) (Roether et al.1998), dans le digramme
θ /S, on voit bien que les caractéristiques de ces deux masses d’eaux se rapprochent ce qui
explique leur mélange.
Concernant le Tritium, même si on ne dispose pas de beaucoup de données, sa distribution
ressemble à celle des CFCs, ce qui mène à dire que le contenu en Tritium a probablement été
dilué par la présence de l’EMDW à la place de la LIW aussi bien que pour les CFCs.
Concernant le carbone anthropique, on voit que d’une façon générale (figure 18), le Canth 1, 2,
et 3 présentent de bonnes distributions avec les valeurs de CFC 11 , CFC 12 , et Tritium, en effet les
valeurs les plus faibles en CO 2 anthropique correspondent aux plus faibles valeurs en traceurs
d’âge puisque ceux-ci sont des traceurs conservatifs, qui suivent la pénétration du carbone
anthropique. De même, le carbone anthropique diminue avec la profondeur, ceci est expliqué par
le fait qu’il pénètre progressivement dans les eaux à cause du mélange vertical des masses d’eau
qui se fait de façon lente ce qui a déjà été démontré lors de nombreux travaux tels ceux de,
Touratier and Goyet, 2004b, Lo Monaco et al, 2005a, Sandrini et al.,2007,Touratier et al
2005,Gruber et al, 1996, Aît-Ameur and Goyet, 2006.
La méthode TrOCA présente les valeurs les plus élevées et la méthode dérivée de Chen et
Millero, 1979 présente les valeurs les plus faibles. Les structure générales du carbone
anthropique sont sensiblement les mêmes pour les 3 méthodes (figure 18). Les valeurs les plus
faibles se trouvent à des profondeurs correspondant aux couches d’eaux intermédiaires, ces
couches d’eaux, plus vielles que les autres et présentes à ces niveaux de profondeur, traduisent
une modification dans la circulation générale des eaux dans le bassin méditerranéen. Ceci a déjà
été démontré par Aït-Ameur, 2007, et est expliqué par une modification de la circulation dans le
bassin oriental. D’importantes anomalies météorologiques observées dans le bassin oriental
durant les années 90, ont généré le phénomène transitoire Est méditerranéen ou EMT (Eastern
Mediterranean Transient). Celui-ci induit la pénétration de la EMDW, eau peu ventilée et dont
le temps de résidence est le plus élevé en Méditerranée, dans la mer Tyrrhénienne sortant par le
détroit de Sicile suite à son soulèvement de plusieurs centaines de mètres et atteignant ainsi les
