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Introduction
La Méditerranée, de par sa situation géographique, est une mer fragile, située entre trois
continents, elle est sujette à des pollutions d’origines diverses. Son enclavement et le climat
auquel elle est soumise, font d’elle une mer particulièrement vulnérable. A cela s’ajoute, le
problème du réchauffement planétaire dont le premier responsable est le dioxyde de carbone,
dont les émissions ont augmenté de 30% depuis l’ère industrielle. Sa concentration dans
l’atmosphère est de moitié de celle qu’elle aurait du être si tout le CO 2 émis restait dans
l’atmosphère. Ceci est dû à sa séquestration dans ce qui est considéré depuis longtemps comme
le plus grand réservoir à carbone (Revelle et Suess, 1956) : l’océan. Principal régulateur du
climat, celui-ci fait l’objet de plusieurs études pour essayer de faire face à ce problème. Les
études faites à l’échelle de l’océan global sont particulièrement difficiles à cause de la variabilité
spatiotemporelle.
La Méditerranée qui présente une circulation thermohaline, semblable à celle du tapis roulant
océanique, avec des zones de formation d’eaux profondes, représente une zone type pour l’étude
de ce phénomène. En effet, elle est considérée comme un océan miniature par Béthoux et al. ,
(1999), et a déjà fait l’objet de plusieurs études sur les changements produits au sein de ses
masses d’eau à cause du réchauffement global, notamment les hausses de température et la
salinité dans les eaux profondes (Béthoux and Gentili, 1996, Béthoux and Gentili, 1999, Béthoux
et al.1999). Ces changements se manifestent aussi par une pénétration du carbone anthropique
dans ses eaux, ce qui a été confirmé par les quelques travaux effectués en Méditerranée tels ceux
d’Aït Ameur, (2007), et de Boudjakdji, (2008).
Dans notre étude, vu que les travaux dans cette zone sont peu nombreux, nous essayons
d’apporter de nouvelles connaissances sur le cycle du carbone dans le bassin algérien en
particulier et en Méditerranée en général, Notre but est de :
 Comparer les méthodes d’estimation du CO 2 anthropique et définir celle qui est la mieux
adaptée à la Méditerranée.
 Evaluer la séquestration du carbone anthropique et suivre son évolution depuis les années
50 dans le bassin algérien.
 Mettre en évidence d’éventuels changements dus aux changements climatiques sur le
système des carbonates, et notamment le pH.
Pour cela, nous avons subdivisé notre travail de la manière suivante :
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