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CONCLUSION ET PERSPECTIVES
Cette étude a pour objectif l’évaluation de la qualité des sédiments du port de
plaisance de Sidi Fredj afin d’apprécier le risque potentiel que peut présenter leur immersion
après dragage.
A cet effet, trois matrices ont été étudiées. Il s’agit des eaux de surfaces, des sédiments
et des oursins qui ont été utilisés comme indicateurs de pollution.
Pour l’analyse physico-chimique et bactériologique de l’eau, Onze stations ont été
choisies dont neuf sont au niveau du port et deux au niveau de la plage Est (l’une prés de la
côte et l’autre au large). Les résultats obtenus sont comparés aux normes exigées pour les
eaux de baignade. Cette comparaison n’est qu’indicative dans la mesure où les eaux
portuaires n’ont pas vocation à être utilisées pour la baignade, mais elle permet de situer
globalement la qualité des eaux portuaires.
Il en ressort que les paramètres physico-chimiques des eaux de surface restent
inférieurs aux normes algériennes en vigueur, à l’exception de l’oxygène dissous et les
matières en suspension.
Les faibles concentrations de l'oxygène dissous (4.3 mg/l) à l’intérieur du port montrent
que les eaux des bassins ne sont pas suffisamment aérées. Ceci est peut être du à la
morphologie du port (bassins semi fermés), à la forte charge en matières en suspension
et au faible hydrodynamisme.
Les teneurs élevées en MES (232.08mg/1) sont dus à la faible profondeur des bassins,
la nature du fond (sable fin) et l’agitation causée par la circulation des bateaux qui favorisent
la remise en suspension des sédiments superficiels. Les faibles taux de la matière organique
(1%) laissent supposées que ces MES sont essentiellement de nature inorganique.
Les analyses bactériologiques portées sur les germes microbiens dits « témoins de
contamination fécale » dans les eaux et les oursins font ressortir que les concentrations
bactériennes décroissent au fur et à mesure qu’on s’éloigne de l’ancien égout du port (station
S5) qui est actuellement fermé.
Bien que les taux en coliformes totaux et fécaux soient inférieurs à la valeur
impérative dans l’ensemble des stations, les concentrations moyennes en streptocoques
fécaux, staphylocoques dont S.aureus et sulfitoréducteurs restent élevées. Elles sont d’autant
plus élevées dans les oursins à cause des phénomènes de bioaccumulation que dans les eaux
avoisinantes.
Par ailleurs, la présence des espèces bactériennes typiques des eaux usées telles que
E.coli, Proteus mirabilis, Enterobacter cloacea, Pseudomonas aerugenosa, Citrobacter
freundii et autres, rend ces eaux suspectes. A cela s’ajoute l’identification des espèces
potentiellement pathogènes comme Aeromonas hydrophila, Salmonella Arizonae, Shigella
spp et Costridium perfringens.
Les mêmes observations sont faites en ce qui concerne la qualité physico-chimique
et bactériologique des sédiments.
En effet, les sédiments superficiels du port de Sidi Fredj ne semblent pas contaminés
par les métaux lourds testés (Pb, Hg et, Cd) si on se réfère aux normes algériennes. Les
concentrations en hydrocarbures totaux sont aussi normales à l’exception des deux stations 1
et 6 où les valeurs sont relativement supérieures à la norme (40µg/g). Les différences
observées dans ces deux dernières stations pourraient s’expliquer par les fuites de carburant
des bateaux détériorés observés au niveau de la station S1 ou lors des opérations
d’avitaillement des navires (stations-service au niveau de S6).
CONCLUSION ET PERSPECTIVES
Cette étude a pour objectif l’évaluation de la qualité des sédiments du port de
plaisance de Sidi Fredj afin d’apprécier le risque potentiel que peut présenter leur immersion
après dragage.
A cet effet, trois matrices ont été étudiées. Il s’agit des eaux de surfaces, des sédiments
et des oursins qui ont été utilisés comme indicateurs de pollution.
Pour l’analyse physico-chimique et bactériologique de l’eau, Onze stations ont été
choisies dont neuf sont au niveau du port et deux au niveau de la plage Est (l’une prés de la
côte et l’autre au large). Les résultats obtenus sont comparés aux normes exigées pour les
eaux de baignade. Cette comparaison n’est qu’indicative dans la mesure où les eaux
portuaires n’ont pas vocation à être utilisées pour la baignade, mais elle permet de situer
globalement la qualité des eaux portuaires.
Il en ressort que les paramètres physico-chimiques des eaux de surface restent
inférieurs aux normes algériennes en vigueur, à l’exception de l’oxygène dissous et les
matières en suspension.
Les faibles concentrations de l'oxygène dissous (4.3 mg/l) à l’intérieur du port montrent
que les eaux des bassins ne sont pas suffisamment aérées. Ceci est peut être du à la
morphologie du port (bassins semi fermés), à la forte charge en matières en suspension
et au faible hydrodynamisme.
Les teneurs élevées en MES (232.08mg/1) sont dus à la faible profondeur des bassins,
la nature du fond (sable fin) et l’agitation causée par la circulation des bateaux qui favorisent
la remise en suspension des sédiments superficiels. Les faibles taux de la matière organique
(1%) laissent supposées que ces MES sont essentiellement de nature inorganique.
Les analyses bactériologiques portées sur les germes microbiens dits « témoins de
contamination fécale » dans les eaux et les oursins font ressortir que les concentrations
bactériennes décroissent au fur et à mesure qu’on s’éloigne de l’ancien égout du port (station
S5) qui est actuellement fermé.
Bien que les taux en coliformes totaux et fécaux soient inférieurs à la valeur
impérative dans l’ensemble des stations, les concentrations moyennes en streptocoques
fécaux, staphylocoques dont S.aureus et sulfitoréducteurs restent élevées. Elles sont d’autant
plus élevées dans les oursins à cause des phénomènes de bioaccumulation que dans les eaux
avoisinantes.
Par ailleurs, la présence des espèces bactériennes typiques des eaux usées telles que
E.coli, Proteus mirabilis, Enterobacter cloacea, Pseudomonas aerugenosa, Citrobacter
freundii et autres, rend ces eaux suspectes. A cela s’ajoute l’identification des espèces
potentiellement pathogènes comme Aeromonas hydrophila, Salmonella Arizonae, Shigella
spp et Costridium perfringens.
Les mêmes observations sont faites en ce qui concerne la qualité physico-chimique
et bactériologique des sédiments.
En effet, les sédiments superficiels du port de Sidi Fredj ne semblent pas contaminés
par les métaux lourds testés (Pb, Hg et, Cd) si on se réfère aux normes algériennes. Les
concentrations en hydrocarbures totaux sont aussi normales à l’exception des deux stations 1
et 6 où les valeurs sont relativement supérieures à la norme (40µg/g). Les différences
observées dans ces deux dernières stations pourraient s’expliquer par les fuites de carburant
des bateaux détériorés observés au niveau de la station S1 ou lors des opérations
d’avitaillement des navires (stations-service au niveau de S6).
