Introduction
2010
1
Analyse d’un signal du niveau de la mer en présence d’un Tsunami. Exemple d’un signal du marégraphe à
ƒ=min -1 du réseau IOC de la région de Papeete du 27 Février 2010.
Introduction :
Parmi les phénomènes naturels majeurs que connait le monde actuel c’est l’élévation
du niveau de la mer. Par conséquent, ce seront surtout les côtes basses et meubles qui seront
les plus menacées par ce phénomène.
A ce propos, depuis plus d’un siècle, nous observons une élévation du niveau moyen
des océans de l’ordre de 1 à 2 mm/an en moyenne. Cette vitesse a été plus rapide lors des 10
dernières années avec une élévation de l’ordre de 3 mm/an. En relation avec le réchauffement
attendu de notre planète, un scénario raisonnable conduit à prédire une élévation moyenne du
niveau des océans de l’ordre de 50 cm en 2100. Ce qui pourrait provoquer des changements
considérables pour l’humanité. (IPCC report 2007).
A l’instar de plusieurs littoraux du globe, la côte algérienne est plus que jamais
exposée à ce problème, lequel pouvant survenir aussi bien progressivement que subitement.
Dans le premier cas, il s’agit de l’élévation contemporaine du niveau de la mer induite par le
réchauffement climatique. Quant au second cas, l’élévation du niveau de la mer peut se
produire subitement et générer des inondations littorales pouvant submerger soudainement le
littoral et causer de grandes pertes humaines et matérielles (RASMER. 2010). Ces
inondations sont souvent accrues suite à la destruction du cordon dunaire, de l’occupation
anarchique de la bande côtière dynamique, de l’extraction des sédiments offshore et des oueds
exoréiques… etc.) (RASMER. 2010).
En ce qui concerne le niveau de la mer Méditerranée. Celui-ci, augmente de 2,5 à 10
millimètres par an depuis les années 1990 et si la tendance se poursuit, il pourrait augmenter
de 12,5 à 50 centimètres dans les 50 prochaines années (Instituto Espanol de Oceanografia,
2008).
La meilleure compréhension des variations progressives (lentes) ou subites du niveau
de la mer passe essentiellement par la donnée marégraphique. Celle-ci, obtenue par des
marégraphes, est ensuite traitée et ausculter pour extraire toutes les ondes ayant des
fréquences inférieures à f = min
-1 et pouvant provoquer et/ou accentuer la hausse du niveau de
la mer.
Il est important de souligner que l’attribution exclusive de la marée au marégraphe est
lacuneuse ; le marégraphe, notamment quand celui-ci a une haute fréquence de mesures f =
min
-1 , peut mesurer toutes les oscillations marines ayant une fréquence inférieure à f = min
-1 à
savoir les marées, les tsunamis, les météotsunamis et seiches…etc.
L’objectif de ce travail est de montrer l’importance des marégraphes à haute fréquence
de mesures f = min
-1 . A ce propos, nous avons pu obtenir des données du niveau de la mer et
ce, grâce au programme du Comité Intergouvernemental Océanographique (IOC) qui met en
ligne plusieurs données marégraphiques disponibles dans leur réseau, où les usages à but
scientifique sont autorisés sans permission préalable.
En ce qui concerne l’agencement de notre travail, nous allons dans un premier temps
aborder les différentes oscillations marines pouvant être détectées par les marégraphes
(Chapitre I).
2010
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Analyse d’un signal du niveau de la mer en présence d’un Tsunami. Exemple d’un signal du marégraphe à
ƒ=min -1 du réseau IOC de la région de Papeete du 27 Février 2010.
Introduction :
Parmi les phénomènes naturels majeurs que connait le monde actuel c’est l’élévation
du niveau de la mer. Par conséquent, ce seront surtout les côtes basses et meubles qui seront
les plus menacées par ce phénomène.
A ce propos, depuis plus d’un siècle, nous observons une élévation du niveau moyen
des océans de l’ordre de 1 à 2 mm/an en moyenne. Cette vitesse a été plus rapide lors des 10
dernières années avec une élévation de l’ordre de 3 mm/an. En relation avec le réchauffement
attendu de notre planète, un scénario raisonnable conduit à prédire une élévation moyenne du
niveau des océans de l’ordre de 50 cm en 2100. Ce qui pourrait provoquer des changements
considérables pour l’humanité. (IPCC report 2007).
A l’instar de plusieurs littoraux du globe, la côte algérienne est plus que jamais
exposée à ce problème, lequel pouvant survenir aussi bien progressivement que subitement.
Dans le premier cas, il s’agit de l’élévation contemporaine du niveau de la mer induite par le
réchauffement climatique. Quant au second cas, l’élévation du niveau de la mer peut se
produire subitement et générer des inondations littorales pouvant submerger soudainement le
littoral et causer de grandes pertes humaines et matérielles (RASMER. 2010). Ces
inondations sont souvent accrues suite à la destruction du cordon dunaire, de l’occupation
anarchique de la bande côtière dynamique, de l’extraction des sédiments offshore et des oueds
exoréiques… etc.) (RASMER. 2010).
En ce qui concerne le niveau de la mer Méditerranée. Celui-ci, augmente de 2,5 à 10
millimètres par an depuis les années 1990 et si la tendance se poursuit, il pourrait augmenter
de 12,5 à 50 centimètres dans les 50 prochaines années (Instituto Espanol de Oceanografia,
2008).
La meilleure compréhension des variations progressives (lentes) ou subites du niveau
de la mer passe essentiellement par la donnée marégraphique. Celle-ci, obtenue par des
marégraphes, est ensuite traitée et ausculter pour extraire toutes les ondes ayant des
fréquences inférieures à f = min
-1 et pouvant provoquer et/ou accentuer la hausse du niveau de
la mer.
Il est important de souligner que l’attribution exclusive de la marée au marégraphe est
lacuneuse ; le marégraphe, notamment quand celui-ci a une haute fréquence de mesures f =
min
-1 , peut mesurer toutes les oscillations marines ayant une fréquence inférieure à f = min
-1 à
savoir les marées, les tsunamis, les météotsunamis et seiches…etc.
L’objectif de ce travail est de montrer l’importance des marégraphes à haute fréquence
de mesures f = min
-1 . A ce propos, nous avons pu obtenir des données du niveau de la mer et
ce, grâce au programme du Comité Intergouvernemental Océanographique (IOC) qui met en
ligne plusieurs données marégraphiques disponibles dans leur réseau, où les usages à but
scientifique sont autorisés sans permission préalable.
En ce qui concerne l’agencement de notre travail, nous allons dans un premier temps
aborder les différentes oscillations marines pouvant être détectées par les marégraphes
(Chapitre I).
