Chapitre I
Généralités
26
6.2.1 La composante autochtone
La MO autochtone est issue de la production primaire phytoplanctonique dans la couche
euphotique (50-100 premiers mètres de la colonne d’eau), consommation de CO2 et de sels
nutritifs pour la réaction de photosynthèse dans les eaux de surface ( conversion du CO2 en
matière organique par le phytoplancton) , processus de transfert du carbone particulaire de la
surface vers les eaux profondes où MO est reminéralisée, du broutage du zooplancton ainsi
que de l’activité bactérienne dans la colonne d’eau et le sédiment (Treignier.C ,2005).
6.2.2 La composante allochtone
La MO allochtone est apportée par les fleuves et les dépôts atmosphériques
(0,4 et 0,1 Gt C/an, respectivement. Ce matériel peut être d’origine naturelle ou anthropique,
développement agricole et industriel. La majorité des apports allochtones naturels en MO a
pour source les végétaux supérieurs et les substances issues du lessivage des sols
(Hedges et al, 1997 in Treignier.C ,2005).
6.3 La préservation dans les sédiments
La MO arrivée à l’interface sédimentaire est dégradée par la faune benthique
(macro- et méiofaune), ainsi que par les microorganismes bactériens. Cette activité est
particulièrement intense dans les premiers centimètres du sédiment. Seul 1%, ou moins en
océan ouvert, de la MO produite en surface se dépose au fond de l’océan et est enfouie dans
les sédiments. La diagenèse précoce est définie comme l’ensemble des processus
biologiques, chimiques et physiques qui transforment les particules au cours de leur
enfouissement dans les couches supérieures du sédiment.
Les processus de dégradation sont essentiellement dus à l’activité des microorganismes
aérobies et anaérobies, qui utilisent l’énergie d’oxydation et incorporent certaines molécules
pour construire leur propre biomasse. L’environnement sédimentaire influence aussi la
dégradation : présence ou non d’oxygène (le principal accepteur d’électron utilisé lors de la
dégradation), présence d’organismes benthiques qui remanient le sédiment (bioturbation). Il
semble que la nature de la MO atteignant le sédiment influence à son tour la faune benthique
(Dauwe et al, 1998 in Treignier.C ,2005).
Généralités
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6.2.1 La composante autochtone
La MO autochtone est issue de la production primaire phytoplanctonique dans la couche
euphotique (50-100 premiers mètres de la colonne d’eau), consommation de CO2 et de sels
nutritifs pour la réaction de photosynthèse dans les eaux de surface ( conversion du CO2 en
matière organique par le phytoplancton) , processus de transfert du carbone particulaire de la
surface vers les eaux profondes où MO est reminéralisée, du broutage du zooplancton ainsi
que de l’activité bactérienne dans la colonne d’eau et le sédiment (Treignier.C ,2005).
6.2.2 La composante allochtone
La MO allochtone est apportée par les fleuves et les dépôts atmosphériques
(0,4 et 0,1 Gt C/an, respectivement. Ce matériel peut être d’origine naturelle ou anthropique,
développement agricole et industriel. La majorité des apports allochtones naturels en MO a
pour source les végétaux supérieurs et les substances issues du lessivage des sols
(Hedges et al, 1997 in Treignier.C ,2005).
6.3 La préservation dans les sédiments
La MO arrivée à l’interface sédimentaire est dégradée par la faune benthique
(macro- et méiofaune), ainsi que par les microorganismes bactériens. Cette activité est
particulièrement intense dans les premiers centimètres du sédiment. Seul 1%, ou moins en
océan ouvert, de la MO produite en surface se dépose au fond de l’océan et est enfouie dans
les sédiments. La diagenèse précoce est définie comme l’ensemble des processus
biologiques, chimiques et physiques qui transforment les particules au cours de leur
enfouissement dans les couches supérieures du sédiment.
Les processus de dégradation sont essentiellement dus à l’activité des microorganismes
aérobies et anaérobies, qui utilisent l’énergie d’oxydation et incorporent certaines molécules
pour construire leur propre biomasse. L’environnement sédimentaire influence aussi la
dégradation : présence ou non d’oxygène (le principal accepteur d’électron utilisé lors de la
dégradation), présence d’organismes benthiques qui remanient le sédiment (bioturbation). Il
semble que la nature de la MO atteignant le sédiment influence à son tour la faune benthique
(Dauwe et al, 1998 in Treignier.C ,2005).
