CHAPITRE III: Matériel et Méthodes
Estimation du taux de croissance journalier chez le rouget de vase : Mullus barbatus,
Linné (1758) dans la baie de Mostaganem
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La lecture et l’interprétation des accroissements journaliers sur les otolithes est une
opération délicate, qui nécessite de multiples observations au microscope optique ainsi que le
passage par divers grossissements successifs (G×10, G×20, G×40, G×100)
 les lectures ont été réalisées sous microscope optique sous grossissement G x 100
Les stries sont comptées du nucleus vers le bord de l’otolithe. La lecture ne peut
souvent pas se réaliser en ligne droite, car les stries ne sont pas toujours apparentes sur toute
la surface de l’otolithe ; devant ce genre de situation on peut procéder selon deux
cas (Brouarw et al, 1983) :
 En suivant la dernière strie tout atour de l’otolithe, on retrouve une zone lisible ; le
comptage peut alors se poursuivre.
 si aucune zone consécutive n’apparait lisible, on mesurera la longueur de la zone sans
stries ; connaissant le nombre de stries par unité de longueur aux limites de cette zone,
ou on estime alors le nombre.
La zone centrale de l’otolithe correspond a la phase larvaire, cependant la lecture et
l’interprétation de ses accroissements sont très difficiles, voir même impossibles dans
certains cas ; comme lorsque l’individu est de grande taille (Lt ≥ 12 cm), pour ce genre de
traitement. Par ailleurs et dans le but de contourner ce problème, et de ne pas fausser l’âge de
ces derniers, leurs otolithes ne sont pas pris en compte.
Les âges en jours qui correspondent aux nombres d’accroissements journaliers
observés ont été estimés en comptabilisant les stries journalières comprises entre le nucleus et
l’extrémité du rostre qui est le bord extérieur de l’otolithe.
En effet l’axe (nucleus
bord du rostre) est caractérisé par une bonne
distinction des accroissements, et donc un patron de croissance plus net de l’otolithe. Ainsi il
est d’autant plus facile de suivre les accroissements tout le long des cercles qu’ils forment,
afin de pouvoir détecter tout dédoublement ou tassement de ces derniers.
Deux lectures successives ont été effectuées sur chaque otolithe par comptage des
accroissements journaliers, et une troisième si cela est jugé nécessaire, avec un risque d’erreur
inferieur à 10%
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