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Conclusion
Au terme de ce travail, nous avons pu démontrer grâce à la spectrophotométrie d'absorption
atomique (SAA) avec système d’hydrures pour le mercure et par flamme pour 5 autres métaux
dont l’aluminium pour la première fois dans la posidonie Posidonia oceanica, dans le sédiment
dans lequel elle se développe et dans un premier consommateur, l’oursin commun Paracentrotus
lividus ; et cela dans trois sites de la baie de Bou-Ismail qui présentent des degrés différents
d'anthropisation.
Comparés à d’autres résultats obtenus dans plusieurs sites méditerranéens, les taux
de mercure enregistrés dans les rhizomes de posidonie étaient systématiquement plus élevés
dans le site le plus contaminé (zone 2 de notre étude). L’analyse en composantes principales
(ACP) révèle que ces taux présentent une corrélation positive avec ceux obtenues dans
le sédiment et les gonades de l’oursin commun pour les trois zones d’étude. Ce qui permet
la validation de l’emploi de la posidonie comme bioindicateur de la contamination mercurielle.
Néanmoins, pour les autres métaux étudiés, même si de fortes teneurs sont à signaler
dans la zone anthropisée de Bou-Ismaïl, de fortes variations sont notés par rapport
au sédiment et aux gonades ce qui rend non souhaitable l’utilisation des rhizomes comme
indicateur pour ces derniers mais que nous recommandons fortement pour le sédiment
qui semble être plus approprié.
Il convient donc de signaler qu'entre la posidonie et l’oursin, la réponse à la contamination
métallique du milieu ambiant est différente du sédiment. Les réponses peuvent être directement
comparables comme pour le mercure mais différenciées pour les autres métaux étudiés.
Les fortes teneurs en micropolluants métalliques dans les oursins de la zone 2 et 3 sont
alarmantes surtout pour le mercure qui doit être sérieusement pris en considération par
la proscription ou du moins la prise en garde de leur consommation.
D’un point de vue géolocalisation, la schématisation des résultats révèle que
la contamination métallique semble s’effectuer plutôt au niveau du rejet Est que celui du côté
Ouest de la zone 2et contrairement à ce qui était attendu, au niveau de la zone 3 et non pas
(ou peu) au niveau de la zone 1 de référence.
L’analyse des sels nutritifs et des paramètres bactériologiques a permis de confirmer
l’importance et l’origine à la fois exclusivement humaine et diversifiée (agricole,
domestique/urbaine et industrielle) des effluents non-traités qui se déversent à de forts débits
directement dans la zone 2. En effet, à ce niveau, des quantités considérables de matières
organiques et minérales ont été relevées pouvant nuire considérablement à la photosynthèse
de l’herbier mais aussi participer à son ensevelissement et son recul qui atteint les 5 mètres.
La disparition du cortège faunistique et floristique habituel d’un herbier prospère lors
de nos nombreuses prospections est le témoin d’un déséquilibre écologique, avec une évolution
qui va inexorablement vers l’allogénie de l’écosystème à posidonie du front de mer de la ville
de Bou-Ismaïl, accentué par la présence, l’expansion et la compétition de l’algue tropicale,
accidentellement introduite en Méditerranée, Caulerpa racemosa qui montre non seulement
une croissance rapide suffoquant l’herbier de cette zone mais profite aussi de sa fragilisation
et de la régression de sa limite supérieure pour coloniser le substrat déserté par l’herbier
et constitue, par conséquent, une menace sans précèdent pour la biodiversité dans cette zone
déjà menacée par pêche.
Conclusion
Au terme de ce travail, nous avons pu démontrer grâce à la spectrophotométrie d'absorption
atomique (SAA) avec système d’hydrures pour le mercure et par flamme pour 5 autres métaux
dont l’aluminium pour la première fois dans la posidonie Posidonia oceanica, dans le sédiment
dans lequel elle se développe et dans un premier consommateur, l’oursin commun Paracentrotus
lividus ; et cela dans trois sites de la baie de Bou-Ismail qui présentent des degrés différents
d'anthropisation.
Comparés à d’autres résultats obtenus dans plusieurs sites méditerranéens, les taux
de mercure enregistrés dans les rhizomes de posidonie étaient systématiquement plus élevés
dans le site le plus contaminé (zone 2 de notre étude). L’analyse en composantes principales
(ACP) révèle que ces taux présentent une corrélation positive avec ceux obtenues dans
le sédiment et les gonades de l’oursin commun pour les trois zones d’étude. Ce qui permet
la validation de l’emploi de la posidonie comme bioindicateur de la contamination mercurielle.
Néanmoins, pour les autres métaux étudiés, même si de fortes teneurs sont à signaler
dans la zone anthropisée de Bou-Ismaïl, de fortes variations sont notés par rapport
au sédiment et aux gonades ce qui rend non souhaitable l’utilisation des rhizomes comme
indicateur pour ces derniers mais que nous recommandons fortement pour le sédiment
qui semble être plus approprié.
Il convient donc de signaler qu'entre la posidonie et l’oursin, la réponse à la contamination
métallique du milieu ambiant est différente du sédiment. Les réponses peuvent être directement
comparables comme pour le mercure mais différenciées pour les autres métaux étudiés.
Les fortes teneurs en micropolluants métalliques dans les oursins de la zone 2 et 3 sont
alarmantes surtout pour le mercure qui doit être sérieusement pris en considération par
la proscription ou du moins la prise en garde de leur consommation.
D’un point de vue géolocalisation, la schématisation des résultats révèle que
la contamination métallique semble s’effectuer plutôt au niveau du rejet Est que celui du côté
Ouest de la zone 2et contrairement à ce qui était attendu, au niveau de la zone 3 et non pas
(ou peu) au niveau de la zone 1 de référence.
L’analyse des sels nutritifs et des paramètres bactériologiques a permis de confirmer
l’importance et l’origine à la fois exclusivement humaine et diversifiée (agricole,
domestique/urbaine et industrielle) des effluents non-traités qui se déversent à de forts débits
directement dans la zone 2. En effet, à ce niveau, des quantités considérables de matières
organiques et minérales ont été relevées pouvant nuire considérablement à la photosynthèse
de l’herbier mais aussi participer à son ensevelissement et son recul qui atteint les 5 mètres.
La disparition du cortège faunistique et floristique habituel d’un herbier prospère lors
de nos nombreuses prospections est le témoin d’un déséquilibre écologique, avec une évolution
qui va inexorablement vers l’allogénie de l’écosystème à posidonie du front de mer de la ville
de Bou-Ismaïl, accentué par la présence, l’expansion et la compétition de l’algue tropicale,
accidentellement introduite en Méditerranée, Caulerpa racemosa qui montre non seulement
une croissance rapide suffoquant l’herbier de cette zone mais profite aussi de sa fragilisation
et de la régression de sa limite supérieure pour coloniser le substrat déserté par l’herbier
et constitue, par conséquent, une menace sans précèdent pour la biodiversité dans cette zone
déjà menacée par pêche.
