Chapitre 2
Matériels & Méthodes
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Une bordure rocheuse constituée de gré calcaire de Tipaza à Khemisti est mise
en évidence par Durand (1952). Sur le prolongement de cette dernière ainsi que de Bou-Ismaïl
à Sidi-Fredj, le sable se mêle à des algues calcaires et à des débris de coquilles
de mollusques et de tests d’oursins.
Pour ce qui est des principales caractéristiques des facteurs climatiques du milieu dans
la baie, nous avons :
2.1.4. Température : Facteur prépondérant dans la vie des organismes marins,
elle contribue de façon importante à la distribution géographique des espèces marines.
La température des eaux superficielles de la baie fluctue en fonction des échanges
atmosphère-mer, elle est de l’ordre de 21° à 27°C en moyenne (Lalami-Taleb, 1970).
Mouhoub (1986) situé les maxima de la température superficielle d’août à octobre
et les minima de la température superficielle de février à mars. Les eaux profondes, resteraient
(Mouhoub, 1986) relativement stables. Une homothermie est remarquée en toutes saisons
et la température est d’environ 13°C à des profondeurs supérieures à 100 m (Lalami-Taleb,
1970).
2.1.5. Salinité : Même si la salinité décroît à l’embouchure des oueds Mazafran et Nador,
du point de vue hyalin, une certaine homogénéité des eaux a été notée au niveau de la baie
de Bou-Ismaïl. Selon, Lalami-Taleb (1970), la variation de salinité entre la surface et le fond
est faible (de 0,1‰ à 0,2‰). Cependant, depuis ce temps, la baie connait l’installation
d’usines de dessalement qui a perturbent sans doute cette homogénéité.
2.1.6. Régime des vents et des houles : Le vent est une des forces physiques régissant
les courants et les houles. La baie de Bou-Ismaïl est caractérisée par une périodicité
des vents qui se traduit par une prédominance des vents d’Ouest en hiver et au printemps
induisant des houles de grandes amplitudes et des vents d’Est en été et au début de l’automne
avec de faibles amplitudes (Asso, 1982). Les courants dominants sont de direction Est-Ouest
et se retrouvent en face d’un courant opposé diffracté par la côte de Chenoua, créant ainsi
un courant de retour à l’Est de l’oued Nador. Des contres courants locaux, en liaison avec
les vents dominants, induisent un courant de direction moyenne NE-SW (Kadari-Meziane,
1994).
2.2. État actuel de la pollution dans la baie :
La pollution en baie de Bou-Ismaïl a depuis longtemps été de type domestique
car les eaux usées rejetées dans la baie provenaient principalement des agglomérations
et des villes côtières ainsi que des complexes touristiques (surtout en période estivale).
Cependant, avec le développement démographique et l’extension de l’urbanisation,
de l’agriculture et surtout de l’industrie, ces dernières décennies, la charge polluante a tant
augmenté en quantité qu’en qualité. Fuyant de la saturation de la capitale, Alger,
de nombreuses activités se sont donc installées dans la baie prisée pour son état, longtemps,
considéré vierge. De plus l’axe routier Alger-Tipaza (RN.11) a favorisé le développement
économique et même touristique puisque la baie est devenue un véritable pôle d’attraction.
L’intensification de l’agriculture, répondant aux besoins d’une densité de population
de plus en plus croissante, accentue la pollution chimique par les engrais, très utilisées dans
la région, en raison de son sol sableux à argilo-siliceux, dont 50% sont directement lessivés
vers la mer selon la direction de l’agriculture.
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