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Introduction
C’est près de la côte que la vie sous-marine se développe le plus. Et c’est dans cet
endroit précis, que l’on rencontre l’écosystème le plus important de la Méditerranée
(Boudouresque et Meinesz, 1982), l’herbier à Posidonie, principal réservoir de biodiversité
de cette mer où près de 20 % de toutes les espèces connues en Méditerranée sont signalées.
Cependant, c’est un écosystème biologiquement fragile et très sensible à la pollution.
Cette sensibilité aux impacts humains fait de cet écosystème l’indicateur biologique par
excellence des impacts de la pollution en milieu côtier (Lacaze, 1993 ; Pergent et al, 1995 ;
Charbonnel et al, 2003 ; Lafabrie, 2007). Il rend compte, par sa présence et sa vitalité
de la qualité des eaux qui dérivent au dessus de lui. De plus, sa très large distribution
en Méditerranée permet des études comparatives aux échelles les plus diverses, depuis
un secteur de côte particulier jusqu’à l’échelle du bassin méditerranéen dans son ensemble.
Selon Pergent (1995), de nombreux paramètres sont à même d’être enregistrés par l’herbier
notamment les polluants stables dont les teneurs sont mémorisées et concentrés au cours
du temps.
En effet, Les polluants tels que les métaux lourds (mercure, plomb, cadmium,
arsenic...), les organochlorés (pesticides) et les hydrocarbures (substances à base de pétrole)
sont charriés, via les effluents industriels, urbains et agricoles, vers le milieu marin, devenu,
par la force des choses, le réceptacle universel de tous les déchets humains. Très stables
en eau de mer, tous ces produits toxiques s’adsorbent sur le sédiment et les tissus
de Posidonia oceanica (Baroli et al, 2001) et s’accumulent dans les organes (graisse, cerveau,
gonades, foie, squelette...) des organismes vivants qui la consomment.
Posidonia oceanica est donc considérée comme un bio-indicateur fiable
de la contamination métallique des écosystèmes littoraux. Dans le cadre de ce travail,
il semble intéressant de vérifier cette hypothèse en comparant ses potentialités de bioindicateur par rapport à d’autres matrices. À cet effet nous comparerons les concentrations
métalliques mesurées dans les tissus de Posidonia oceanica à celles mesurées
dans le sédiment et les gonades de l’oursin commun Paracentrotus lividus. Le choix de ces
matrices pour l’évaluation de la qualité du milieu marin réside dans :
• Leur capacité de rétention et d’accumulation des micropolluants difficilement
détectables directement dans l’eau de mer ;
• Leur intérêt dans le suivi spatial et temporel de la contamination du milieu marin ;
• Le suivi de la contamination de la chaine alimentaire dont les applications
se traduisent en termes de santé publique mais également en termes d’impacts
écologiques de la contamination du milieu ;
• La sélection d’espèces à différents niveaux trophiques permettant d’appréhender
le transfert des micropolluants dans la chaine trophique.
Introduction
C’est près de la côte que la vie sous-marine se développe le plus. Et c’est dans cet
endroit précis, que l’on rencontre l’écosystème le plus important de la Méditerranée
(Boudouresque et Meinesz, 1982), l’herbier à Posidonie, principal réservoir de biodiversité
de cette mer où près de 20 % de toutes les espèces connues en Méditerranée sont signalées.
Cependant, c’est un écosystème biologiquement fragile et très sensible à la pollution.
Cette sensibilité aux impacts humains fait de cet écosystème l’indicateur biologique par
excellence des impacts de la pollution en milieu côtier (Lacaze, 1993 ; Pergent et al, 1995 ;
Charbonnel et al, 2003 ; Lafabrie, 2007). Il rend compte, par sa présence et sa vitalité
de la qualité des eaux qui dérivent au dessus de lui. De plus, sa très large distribution
en Méditerranée permet des études comparatives aux échelles les plus diverses, depuis
un secteur de côte particulier jusqu’à l’échelle du bassin méditerranéen dans son ensemble.
Selon Pergent (1995), de nombreux paramètres sont à même d’être enregistrés par l’herbier
notamment les polluants stables dont les teneurs sont mémorisées et concentrés au cours
du temps.
En effet, Les polluants tels que les métaux lourds (mercure, plomb, cadmium,
arsenic...), les organochlorés (pesticides) et les hydrocarbures (substances à base de pétrole)
sont charriés, via les effluents industriels, urbains et agricoles, vers le milieu marin, devenu,
par la force des choses, le réceptacle universel de tous les déchets humains. Très stables
en eau de mer, tous ces produits toxiques s’adsorbent sur le sédiment et les tissus
de Posidonia oceanica (Baroli et al, 2001) et s’accumulent dans les organes (graisse, cerveau,
gonades, foie, squelette...) des organismes vivants qui la consomment.
Posidonia oceanica est donc considérée comme un bio-indicateur fiable
de la contamination métallique des écosystèmes littoraux. Dans le cadre de ce travail,
il semble intéressant de vérifier cette hypothèse en comparant ses potentialités de bioindicateur par rapport à d’autres matrices. À cet effet nous comparerons les concentrations
métalliques mesurées dans les tissus de Posidonia oceanica à celles mesurées
dans le sédiment et les gonades de l’oursin commun Paracentrotus lividus. Le choix de ces
matrices pour l’évaluation de la qualité du milieu marin réside dans :
• Leur capacité de rétention et d’accumulation des micropolluants difficilement
détectables directement dans l’eau de mer ;
• Leur intérêt dans le suivi spatial et temporel de la contamination du milieu marin ;
• Le suivi de la contamination de la chaine alimentaire dont les applications
se traduisent en termes de santé publique mais également en termes d’impacts
écologiques de la contamination du milieu ;
• La sélection d’espèces à différents niveaux trophiques permettant d’appréhender
le transfert des micropolluants dans la chaine trophique.
