Chapitre II
Zone d’étude et échantillonnage
11
2.1. Hydrologie du bassin algérien
Le bassin algérien est localisé au sud du bassin occidental méditerranéen à une latitude de
35° à 40° Nord pour une longitude de 2° Ouest à 7° 45 Est. Il est situé à l’est de la Mer
d’Alboran, entre l’Algérie au sud, les Iles Baléares au nord ouest et la Sardaigne au nord est
(Benzohra and Millot, 1994).
Le bassin algérien joue un rôle clé dans la circulation des eaux dû à ces caractéristiques
géographiques, qui constituent un réservoir pour la MAW (Millot 1997).
Les eaux de surface dans le bassin algérien résultent de l’interaction entre les eaux
atlantiques (AW) et les eaux méditerranéennes (MW), le mélange entre ces masses d’eau
prend le nom des eaux modifiées atlantique (MAW). La propagation de MAW dans le bassin
algérien ne prend pas une forme régulière mais il en résulte des événements sporadiques dans
lesquels de grands tourbillons se forment (Millot 1985), elle est alors connue sous le nom AC
(courant algérien).
L’AC forme des méandres anticycloniques dits de grande-échelle, qui sont au nombre de
deux : une gyre à l’Est [38°30’N, 6°00’E] et une autre à l’Ouest [37°30’N, 2°30’E]. Ils
sont de 100-300 km de diamètre. Leur vitesse est typiquement de 5 à 10 cm/s, et sont
dominants en eau intermédiaire et profonde. Ils sont fortement reliés à la topographie du
bassin et à la vélocité de la planète (Testor et al. 2005), et des méandres cycloniques et
anticycloniques dits de méso-échelle qui sont instables et localisés entre 0 et 8°E. Ils sont de
quelques dizaines de km de largeur, de 100 à 200 m d’épaisseur avec une vitesse
maximale de quelques dizaines de cm/s et sont souvent de courte durée (quelques semaines
à quelques mois). Cependant, quelques fois par an, ils deviennent intenses pouvant
atteindre les 200 km de diamètre et ~3000 m de profondeur, ils peuvent également
dépasser une durée de vie de 3 ans (Puillat et al., 2002).
Concernant les eaux intermédiaires, le bassin algérien dans la partie Nord-Est reçoit une
partie de la veine principale de la LIW par les tourbillons algériens à méso échelle (Millot
and Taupier-Letage, 2004). La LIW se forme à partir de la convection hivernale dans la partie
nord de la Mer Levantine, le long de la pente des îles de l’Arc Crétois, de Rhodes à Crète et
au Péloponnèse (Millot and Taupier-Letage, 2004). Elle est située, au départ, entre 150 et 400
m de profondeur et est caractérisée par une température comprise entre 15 et 16°C et une
salinité de 39,1 à 39,2 (El-Gindy and El Din, 1986), et se mélange ensuite avec l’eau
intermédiaire de la Méditerranée Occidentale, ce qui fait, diminuer légèrement ses gammes de
salinité (Béthoux et al. 1998).
L’eau profonde du bassin algérien se trouve entre 800 m et le fond de la mer. Elle est
alimentée par l’eau dense formée dans la partie nord du bassin occidental méditerranéen (Mer
Ligure et Golfe du Lion) (Béthoux et al. 1998). Sa formation est due à la convection hivernale
intense sous l'influence de vents froids et secs (Millot, 1994), la WMDW est caractérisée par
une température froide de 12,94 – 13,09 °C et d’une salinité peu élevée de 38,41 – 38,51
(Béthoux and Tailliez, 1994).
Zone d’étude et échantillonnage
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2.1. Hydrologie du bassin algérien
Le bassin algérien est localisé au sud du bassin occidental méditerranéen à une latitude de
35° à 40° Nord pour une longitude de 2° Ouest à 7° 45 Est. Il est situé à l’est de la Mer
d’Alboran, entre l’Algérie au sud, les Iles Baléares au nord ouest et la Sardaigne au nord est
(Benzohra and Millot, 1994).
Le bassin algérien joue un rôle clé dans la circulation des eaux dû à ces caractéristiques
géographiques, qui constituent un réservoir pour la MAW (Millot 1997).
Les eaux de surface dans le bassin algérien résultent de l’interaction entre les eaux
atlantiques (AW) et les eaux méditerranéennes (MW), le mélange entre ces masses d’eau
prend le nom des eaux modifiées atlantique (MAW). La propagation de MAW dans le bassin
algérien ne prend pas une forme régulière mais il en résulte des événements sporadiques dans
lesquels de grands tourbillons se forment (Millot 1985), elle est alors connue sous le nom AC
(courant algérien).
L’AC forme des méandres anticycloniques dits de grande-échelle, qui sont au nombre de
deux : une gyre à l’Est [38°30’N, 6°00’E] et une autre à l’Ouest [37°30’N, 2°30’E]. Ils
sont de 100-300 km de diamètre. Leur vitesse est typiquement de 5 à 10 cm/s, et sont
dominants en eau intermédiaire et profonde. Ils sont fortement reliés à la topographie du
bassin et à la vélocité de la planète (Testor et al. 2005), et des méandres cycloniques et
anticycloniques dits de méso-échelle qui sont instables et localisés entre 0 et 8°E. Ils sont de
quelques dizaines de km de largeur, de 100 à 200 m d’épaisseur avec une vitesse
maximale de quelques dizaines de cm/s et sont souvent de courte durée (quelques semaines
à quelques mois). Cependant, quelques fois par an, ils deviennent intenses pouvant
atteindre les 200 km de diamètre et ~3000 m de profondeur, ils peuvent également
dépasser une durée de vie de 3 ans (Puillat et al., 2002).
Concernant les eaux intermédiaires, le bassin algérien dans la partie Nord-Est reçoit une
partie de la veine principale de la LIW par les tourbillons algériens à méso échelle (Millot
and Taupier-Letage, 2004). La LIW se forme à partir de la convection hivernale dans la partie
nord de la Mer Levantine, le long de la pente des îles de l’Arc Crétois, de Rhodes à Crète et
au Péloponnèse (Millot and Taupier-Letage, 2004). Elle est située, au départ, entre 150 et 400
m de profondeur et est caractérisée par une température comprise entre 15 et 16°C et une
salinité de 39,1 à 39,2 (El-Gindy and El Din, 1986), et se mélange ensuite avec l’eau
intermédiaire de la Méditerranée Occidentale, ce qui fait, diminuer légèrement ses gammes de
salinité (Béthoux et al. 1998).
L’eau profonde du bassin algérien se trouve entre 800 m et le fond de la mer. Elle est
alimentée par l’eau dense formée dans la partie nord du bassin occidental méditerranéen (Mer
Ligure et Golfe du Lion) (Béthoux et al. 1998). Sa formation est due à la convection hivernale
intense sous l'influence de vents froids et secs (Millot, 1994), la WMDW est caractérisée par
une température froide de 12,94 – 13,09 °C et d’une salinité peu élevée de 38,41 – 38,51
(Béthoux and Tailliez, 1994).
