Chapitre I
Généralités
10
Le rôle non négligeable de la Méditerranée dans le cycle du carbone océanique, à la fois par
son temps de réponse rapide à des modifications anthropiques exacerbées (le temps de
résidence de l'eau est de 70 à 100 ans (Lacombe et Richez, 1982)), et d'un point de vue
dynamique (mer semi-fermée), permet d'établir un bilan en carbone.
D’après Copin-Montégut, 1993, en mer d’Alboran, les mesures précises du TCO 2 donnent
une concentration moyenne de 2090 µM dans le flux atlantique superficiel entrant et de 2300
µM dans le flux profond sortant de la Méditerranée.
Le bilan de carbone inorganique à travers le détroit de Gibraltar qui constitue une perte
pour la Méditerranée, s’établit à 4,6x10
12 M/an (environ 5% des flux entrant ou sortant)
(Copin-Montégut, 1993). Le bilan de carbone organique peut être établi dans les couches de
surface et celles profondes par des concentrations respectives de 100 et 50 µM. Le bilan à
Gibraltar s’établit à + 1,25.10
12 M/an, il s’agit d’un gain pour la Méditerranée (CopinMontégut et Avril, 1993).
L’étude du carbone en Méditerranée nécessite la connaissance des divers apports par
l’atmosphère, les précipitations, les fleuves et la mer Noire. Tous ces apports restent faibles
par rapport aux flux de carbone à Gibraltar, et le bilan total des apports en carbone organique
s’élève à 1,7.10
12 M/an (Copin- Montégut, 1993).
Le transfert direct du CO 2 atmosphérique dans les eaux méditerranéennes reste mal connu et
probablement faible, environ 0,5x10
12 M/an (Copin- Montégut, 1993).
En résumé, la Méditerranée est un bassin de reminéralisation du carbone organique en
carbone inorganique.
A l'heure actuelle, les sources de carbone pour la Méditerranée sont bien identifiées, mais
pas toujours connues de façon suffisamment précise (Copin-Montégut, 1993). En effet, il y a
une assez grande incertitude sur les différentes sources de carbone organique dont les teneurs
augmentent avec la pollution, ainsi que sur le flux net de carbone au détroit de Gibraltar due
surtout aux désaccords sur les flux d'eau entre l'Atlantique et la Méditerranée.
D'après les chiffres de Copin-Montégut (1998), si le flux d'eau moyen entre l'Atlantique et
la Méditerranée était de 1.1 Sv (1Sv = 10
6 m
3 s
-1
), la Méditerranée serait une source de CO 2
pour l'atmosphère, s'il était de 1.4 Sv, elle serait un puits de CO 2 .
Il apparaît nécessaire d'effectuer une estimation directe des échanges de CO 2 entre la
Méditerranée et l'atmosphère à partir de la répartition des pressions partielles de CO 2 et des
estimations précises des zones puits et sources ainsi que l'identification des processus
physiques et biologiques qui déterminent la répartition des différentes formes chimiques du
carbone en Méditerranée (Bégovic, 2001).
Généralités
10
Le rôle non négligeable de la Méditerranée dans le cycle du carbone océanique, à la fois par
son temps de réponse rapide à des modifications anthropiques exacerbées (le temps de
résidence de l'eau est de 70 à 100 ans (Lacombe et Richez, 1982)), et d'un point de vue
dynamique (mer semi-fermée), permet d'établir un bilan en carbone.
D’après Copin-Montégut, 1993, en mer d’Alboran, les mesures précises du TCO 2 donnent
une concentration moyenne de 2090 µM dans le flux atlantique superficiel entrant et de 2300
µM dans le flux profond sortant de la Méditerranée.
Le bilan de carbone inorganique à travers le détroit de Gibraltar qui constitue une perte
pour la Méditerranée, s’établit à 4,6x10
12 M/an (environ 5% des flux entrant ou sortant)
(Copin-Montégut, 1993). Le bilan de carbone organique peut être établi dans les couches de
surface et celles profondes par des concentrations respectives de 100 et 50 µM. Le bilan à
Gibraltar s’établit à + 1,25.10
12 M/an, il s’agit d’un gain pour la Méditerranée (CopinMontégut et Avril, 1993).
L’étude du carbone en Méditerranée nécessite la connaissance des divers apports par
l’atmosphère, les précipitations, les fleuves et la mer Noire. Tous ces apports restent faibles
par rapport aux flux de carbone à Gibraltar, et le bilan total des apports en carbone organique
s’élève à 1,7.10
12 M/an (Copin- Montégut, 1993).
Le transfert direct du CO 2 atmosphérique dans les eaux méditerranéennes reste mal connu et
probablement faible, environ 0,5x10
12 M/an (Copin- Montégut, 1993).
En résumé, la Méditerranée est un bassin de reminéralisation du carbone organique en
carbone inorganique.
A l'heure actuelle, les sources de carbone pour la Méditerranée sont bien identifiées, mais
pas toujours connues de façon suffisamment précise (Copin-Montégut, 1993). En effet, il y a
une assez grande incertitude sur les différentes sources de carbone organique dont les teneurs
augmentent avec la pollution, ainsi que sur le flux net de carbone au détroit de Gibraltar due
surtout aux désaccords sur les flux d'eau entre l'Atlantique et la Méditerranée.
D'après les chiffres de Copin-Montégut (1998), si le flux d'eau moyen entre l'Atlantique et
la Méditerranée était de 1.1 Sv (1Sv = 10
6 m
3 s
-1
), la Méditerranée serait une source de CO 2
pour l'atmosphère, s'il était de 1.4 Sv, elle serait un puits de CO 2 .
Il apparaît nécessaire d'effectuer une estimation directe des échanges de CO 2 entre la
Méditerranée et l'atmosphère à partir de la répartition des pressions partielles de CO 2 et des
estimations précises des zones puits et sources ainsi que l'identification des processus
physiques et biologiques qui déterminent la répartition des différentes formes chimiques du
carbone en Méditerranée (Bégovic, 2001).
