Chapitre I
Généralités
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Avant le 19
ème siècle, le CO 2 atmosphérique était stable à 280 ppm, depuis le début de l’ère
industrielle vers 1850, et surtout depuis 1950, on assiste à une augmentation de la pression
partielle de CO 2 dans l’atmosphère, due aux activités humaines : combustion du carbone fossile,
émission des cimenteries ainsi que la déforestation. Les teneurs en CO 2 atmosphérique ont atteint
une valeur supérieure à 380 ppm en 2007 (IPCC, 2007), et un taux d’accroissement de l’ordre de
1% par an.
La figure 2 montre que les émissions moyennes de combustible fossile ont été estimées à
5.4 ± 0.3 Pétagrammes de carbone par an (1Pg = 10
15 g) et le taux de croissance
atmosphérique est de 3.3 ± 0.1 Pg C/an. La différence de 2.1 ± 0.3 doit être prise par l'océan
et par la biosphère terrestre. Les nouveaux développements qui utilisent des observations des
isotopes de carbone dans l'atmosphère, nous permettent de diviser le puits entre ces deux
réservoirs.
La division montre des puits océanique et terrestre moyens de 1,9 ± 0,6 Pg C/an. Toutefois
il y a une source terrestre additionnelle du CO 2 à l'atmosphère, principalement due à la
déforestation dans les régions tropicales, estimée à environ 1,7 Pg C/an, en bilan net le puits
terrestre de carbone serait seulement de 0,2 ± 0,7 Pg C/an et par conséquent l’océan semble
être le plus grand puits de carbone, (figure2). On note toutefois que l'incertitude dans la
source terrestre estimée est très grande, avec une gamme de 0,6 - 2,5 Pg C/an, ce qui induit
une grande incertitude concernant le puits net terrestre, (IPCC, 2007).
Il est difficile de déterminer directement l’augmentation de dioxyde de carbone dans les
eaux de surface océanique car les flux naturels échangés sont très importants.
Figure.2 : Les flux de carbone entre les différents réservoirs exprimés en PgC.an
-1 . (Flèches
noirs : Flux naturels, flèches rouge : flux anthropiques). (IPCC, 2007)
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