Chapitre 1
Paramètres de pollution
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3.5.4. Les Clostridium sulfito-réducteurs :
Ils peuvent être considérés comme des germes fécaux ; ce sont aussi des germes
telluriques, et de ce fait, aucune spécificité d’origine fécale ne peut être attribuée à leur mise
en évidence. Dans une telle optique d’interprétation, il y a intérêt à ne chercher que
les espèces les plus susceptibles d’être fécales, c’est le cas en particulier de Clostridium
perfringens (Rodier et al, 2005). Les Clostridium perfringens sont des bâtonnets anaérobies,
Gram (+), sporulants et qui réduisent les sulfites en sulfures en 24 à 48 heures (OMS, 1979).
Ils sont excrétés par l’homme et les animaux, on les trouve régulièrement dans
les matières fécales humaines, leur densité est la suivante (OMS, 1979) :
 Excréments humains 10
6 à 10
8 /g ;
 Eaux usées non traitées 10
3 /ml.
Ils sont employés comme indicateurs dans l’étude des pollutions littorales pour
un certain nombre de raisons (OMS, 1979) :
 Ils se trouvent en abondance dans les eaux usées qui sont principalement d’origine
humaine ;
 Ils ne se multiplient pas dans les sédiments ;
 Ils survivent longtemps dans les sédiments, ce qui permet de déceler
une pollution ancienne ou intermittente (Rodier et al, 2005).
3.5.5. Les salmonelles :
Elles appartiennent au groupe des Entérobactéries, elles sont en forme de bâtonnet,
Gram (-), anaérobies facultatives. Les salmonelles sont pathogènes pour l’homme et peuvent
causer des fièvres entériques, des gastroentérites et des septicémies (Ceaeq, 2005). Ce sont
des microorganismes non sporulant, habituellement mobiles grâce à des flagelles péritriche ou
immobiles, mésophiles avec une température optimale de croissance 37°C (Bourgeois, 1990).
Les salmonelles fermentent le glucose, le maltose et le mannitol, avec production de gaz, mais
elles ne fermentent pas le saccharose. Elles réduisent le sulfite en sulfure et décarboxylent
la lysine.
Dans le milieu marin, les exutoires d’eaux usées constituent la principale source
de pollution par les salmonelles (Leclerc et al, 1995).
Le genre Salmonella comprend de nombreuses espèces pathogènes. La contamination
se fait par ingestion de l’eau de mer ou à la suite d’une consommation des fruits de mer.
Des sérotypes tels que Salmonella typhi, salmonella paratyphi A, certaines souches
de Salmonella paratyphi B sont strictement humains ; d’autres concernent les animaux
(bovins, volailles…), mais les sérotypes les plus nombreux sont ubiquistes (Delarras
et Trebaol, 2003).
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