Chapitre II
Le littoral algérien : un riche capital menacé par le développement
17
La littoralisation accentuée du peuplement de notre territoire se double en effet,
notamment autour des grandes villes et métropoles telliennes, d’une urbanisation rapide et
anarchique. Sur les 579 villes que compte actuellement le pays, 361 soit 60 % reviennent à
la zone tellienne et plus de 100, dont trois des quatre grandes métropoles (Alger, Oran,
Annaba) reviennent à la seule zone littorale. Ce phénomène est aggravé par l’urbanisation
anarchique qui cause un facteur dégradable de l’environnement notamment les ressources en
eau. Cependant les secteurs les plus dégradés sont situés en aval des agglomérations les plus
importantes.
La situation des eaux usées domestiques :
Le volume annuel d’eaux usées rejetées est estimé à 600 millions de m3. Il provient
essentiellement des agglomérations situées dans les principaux bassins telliens, ce qui
constitue une source importante de pollutions portant préjudice non seulement au littoral
mais aussi aux ressources en eaux. Si par leurs rejets d’eaux usées les agglomérations
côtières causent un préjudice au littoral, celles de l’intérieur du pays et notamment celles
situées dans les bassins telliens portent préjudice aux ressources en eau déjà rares. Cette
situation est due à plusieurs raisons et en particulier au fait de ne pas épurer les eaux usées
avant leur rejet dans le milieu naturel.
Des tronçons importants de cours d’eau tel que la Tafna, la Macta, le Chellif, la
Soummam, le Seybouse ou le Kébir sont aujourd’hui complètement pollués par les eaux
usées urbaines. Pour certains de ces bassins des systèmes d’épuration ont été réalisés mais
ne sont pas fonctionnels dans la plupart des cas. Dans les autres bassins, ces ouvrages sont
encore inexistants. Le bassin du Chellif où résident plus de deux millions d’habitants est
toujours exposé à la pollution causée par les eaux usées domestiques ; ce qui risque de
remettre en cause le transfert envisagé vers la région d’Oranie et même la quasi-totalité des
agglomérations desservies par les nappes de la vallée.
II.1.2. Industrialisation :
La plus grande part de l’activité de transformation industrielle nationale se trouve
localisée dans la région littorale. C’est plus particulièrement la bande côtière qui a attiré le
plus gros des investissements industriels.
Le littoral algérien : un riche capital menacé par le développement
17
La littoralisation accentuée du peuplement de notre territoire se double en effet,
notamment autour des grandes villes et métropoles telliennes, d’une urbanisation rapide et
anarchique. Sur les 579 villes que compte actuellement le pays, 361 soit 60 % reviennent à
la zone tellienne et plus de 100, dont trois des quatre grandes métropoles (Alger, Oran,
Annaba) reviennent à la seule zone littorale. Ce phénomène est aggravé par l’urbanisation
anarchique qui cause un facteur dégradable de l’environnement notamment les ressources en
eau. Cependant les secteurs les plus dégradés sont situés en aval des agglomérations les plus
importantes.
La situation des eaux usées domestiques :
Le volume annuel d’eaux usées rejetées est estimé à 600 millions de m3. Il provient
essentiellement des agglomérations situées dans les principaux bassins telliens, ce qui
constitue une source importante de pollutions portant préjudice non seulement au littoral
mais aussi aux ressources en eaux. Si par leurs rejets d’eaux usées les agglomérations
côtières causent un préjudice au littoral, celles de l’intérieur du pays et notamment celles
situées dans les bassins telliens portent préjudice aux ressources en eau déjà rares. Cette
situation est due à plusieurs raisons et en particulier au fait de ne pas épurer les eaux usées
avant leur rejet dans le milieu naturel.
Des tronçons importants de cours d’eau tel que la Tafna, la Macta, le Chellif, la
Soummam, le Seybouse ou le Kébir sont aujourd’hui complètement pollués par les eaux
usées urbaines. Pour certains de ces bassins des systèmes d’épuration ont été réalisés mais
ne sont pas fonctionnels dans la plupart des cas. Dans les autres bassins, ces ouvrages sont
encore inexistants. Le bassin du Chellif où résident plus de deux millions d’habitants est
toujours exposé à la pollution causée par les eaux usées domestiques ; ce qui risque de
remettre en cause le transfert envisagé vers la région d’Oranie et même la quasi-totalité des
agglomérations desservies par les nappes de la vallée.
II.1.2. Industrialisation :
La plus grande part de l’activité de transformation industrielle nationale se trouve
localisée dans la région littorale. C’est plus particulièrement la bande côtière qui a attiré le
plus gros des investissements industriels.
