Chapitre II
Le littoral algérien : un riche capital menacé par le développement
13
Les mers constituent généralement le point final de tous les cours d'eau existants.
Fleuves, rivières, chutes et autres se rejoignent tous dans les grandes eaux marines. De ce fait,
la pollution marine peut aussi provenir de ces autres grands points d'eau. Alors que certaines
activités humaines, notamment les activités de production à grande échelle, comme celles de
diverses industries, déversent la plupart de leurs déchets dans les eaux des rivières les plus
proches, celles-ci aboutissent à la mer en emportant tous ces eaux polluées avec les mêmes
effets nocifs qu'ils auraient pu avoir sur l'environnement terrestre. De même, tous les déchets
évacués dans les rivières comme dans les bassins fluviaux finissent tous par se déverser dans
les mers et les océans pour une inévitable pollution.
I. Etat du milieu et du littoral en Algérie :
En Algérie, le réseau hydrographique aboutissant à la mer compte environ 31 Oueds,
dont les plus importants sont les Oueds Chellif, Soummam, El Harrach, Mazafran, Sébaou,
Isser, Seybouse, Tafna, El Melah, El Kébir, El Hamiz et Saf Saf…………Ce réseau alimente
le milieu marin en apports terrigènes. (Grimes, 2004).
Ces Oueds sont devenus des collecteurs naturels des rejets, urbains et industriels,
chargés d’éléments chimiques et toxiques. Leur capacité d’auto-épuration est de plus en plus
réduite, notamment en période d’étiage ou il n’y a pratiquement plus de dilution.
Les données disponibles sur la qualité de l’eau suivie depuis 1985 par l’ANRH montrent
qu’une grande partie des ressources en eau est polluée par des rejets non contrôlés (figure3) :
Dans la région Ouest, des portions importantes des Oueds Tafna, Chellif, Mina,
Mouilah, Sarno, Mebtoul sont touchés par la pollution.
Dans les régions du Centre et de l’Est, l’Oued El Harrach est pollué dans sa totalité et
des portions non négligeables des Oueds Mazafran, Rhumel, Kébir ouest et Seybouse.
Le littoral algérien : un riche capital menacé par le développement
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Les mers constituent généralement le point final de tous les cours d'eau existants.
Fleuves, rivières, chutes et autres se rejoignent tous dans les grandes eaux marines. De ce fait,
la pollution marine peut aussi provenir de ces autres grands points d'eau. Alors que certaines
activités humaines, notamment les activités de production à grande échelle, comme celles de
diverses industries, déversent la plupart de leurs déchets dans les eaux des rivières les plus
proches, celles-ci aboutissent à la mer en emportant tous ces eaux polluées avec les mêmes
effets nocifs qu'ils auraient pu avoir sur l'environnement terrestre. De même, tous les déchets
évacués dans les rivières comme dans les bassins fluviaux finissent tous par se déverser dans
les mers et les océans pour une inévitable pollution.
I. Etat du milieu et du littoral en Algérie :
En Algérie, le réseau hydrographique aboutissant à la mer compte environ 31 Oueds,
dont les plus importants sont les Oueds Chellif, Soummam, El Harrach, Mazafran, Sébaou,
Isser, Seybouse, Tafna, El Melah, El Kébir, El Hamiz et Saf Saf…………Ce réseau alimente
le milieu marin en apports terrigènes. (Grimes, 2004).
Ces Oueds sont devenus des collecteurs naturels des rejets, urbains et industriels,
chargés d’éléments chimiques et toxiques. Leur capacité d’auto-épuration est de plus en plus
réduite, notamment en période d’étiage ou il n’y a pratiquement plus de dilution.
Les données disponibles sur la qualité de l’eau suivie depuis 1985 par l’ANRH montrent
qu’une grande partie des ressources en eau est polluée par des rejets non contrôlés (figure3) :
Dans la région Ouest, des portions importantes des Oueds Tafna, Chellif, Mina,
Mouilah, Sarno, Mebtoul sont touchés par la pollution.
Dans les régions du Centre et de l’Est, l’Oued El Harrach est pollué dans sa totalité et
des portions non négligeables des Oueds Mazafran, Rhumel, Kébir ouest et Seybouse.
