Introduction
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Le genre Merluccius est l’un des groupes de poissons démersaux les plus exploités dans le monde,
avec des débarquements annuels d’environ deux millions de tonnes (Pitcher et Alheit, 1995).
Concernant le merlu européen, sa valeur économique fait qu’il est la cible d’une pêcherie complexe
composée de plusieurs flottilles utilisant les engins de pêche les plus divers.
Une grande littérature -compilée par Kacher (2004)- existe sur l’utilisation des écailles et des
otolithes pour déterminer l’âge et étudier la croissance du merlu dans diverses zones géographiques.
Les résultats font qu’à ce jour, il existe autant de descriptions de l’évolution de la croissance chez le
merlu européen que de zones géographiques de répartition (Kacher, 2004). Ce même auteur citera
pour cela les travaux de; Birtwistle et Lewis (1925) dans les eaux irlandaises; Belloc (1929, 1935)
dans les eaux de la côte marocaine, le golfe de Gascogne et l’ouest et sud-ouest de l’Irlande ;
Hickling, (1933) pour l’ouest de la Grande Bretagne et de l’Irlande ; Guichet et al (1973, 1974) ;
Lopez Veiga et al (1974), Decamps et Labastie (1978) pour l’ouest et le sud-ouest de l’Irlande ;
Iglessias et Derry (1983) pour les eaux atlantiques et la péninsule ibérique. En Méditerranée,
Aldebert et Carriès (1988) pour le golfe du lion ; Oliver (1991) pour les îles Baléares ; Orsi-Relini
et al (1989) pour la mer Ligure ; dans le golfe du Lion ; Bouaziz (1992) pour baie de
Bousmail…etc.
Selon Guichet et Labastie (1992), les difficultés de lecture des otolithes de merlu sont liées à sa
structure, sa forme et à la présence d’un grand nombre d’anneaux dédoublés ou d’anneaux ne
correspondant pas à des structures annuelles. Il s’y ajoute le problème d’identification du premier
anneau hivernal et celui de l’analyse de la bordure extérieure.
Plusieurs dispositions ont été prises pour la protection des juvéniles de merlu en Europe (CIEM,
2003), mais la gestion de l’état du stock de merlu nécessite une connaissance de sa biologie et de
son écologie. Or, à ce jour, les paramètres de croissance, par exemple, retenus pour la gestion du
stock de merlu européen (Guichet, 1994) ont été obtenus en utilisant des tailles moyennes aux âges
dont les taux de croissance d’un âge à l’autre ne sont pas conforme à l’évolution d’une croissance
normale de type Von Bertalanffy (Kacher, 2004).
Quant au merlu de l’Atlantique Nord-est, des études sur son évolution ont été réalisées, en
interprétant les marque journalière de croissance, par divers auteurs en Méditerranée (Morales-Nin
et Aldebert, 1997 ; Arneri et Morales-Nin, 2000 ; Belcari et al, 2006). Cette méthode, développée
par Pannella (1971), Campana et Nielsen (1985) et Campana et Jones (1992), traduit que les dépôts
d’incréments journaliers apparaissent comme étant un phénomène universel.
Plusieurs auteurs mentionnent une variabilité : soit interrégionale ou interannuelle- du taux de
croissance. Cette dernière serait liée à la fluctuation du milieu et à la disponibilité de la nourriture,
qui dépend de la production primaire dans les zones de nourricerie (Guichet, 1995 ; Ferraton, 2007).
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Le genre Merluccius est l’un des groupes de poissons démersaux les plus exploités dans le monde,
avec des débarquements annuels d’environ deux millions de tonnes (Pitcher et Alheit, 1995).
Concernant le merlu européen, sa valeur économique fait qu’il est la cible d’une pêcherie complexe
composée de plusieurs flottilles utilisant les engins de pêche les plus divers.
Une grande littérature -compilée par Kacher (2004)- existe sur l’utilisation des écailles et des
otolithes pour déterminer l’âge et étudier la croissance du merlu dans diverses zones géographiques.
Les résultats font qu’à ce jour, il existe autant de descriptions de l’évolution de la croissance chez le
merlu européen que de zones géographiques de répartition (Kacher, 2004). Ce même auteur citera
pour cela les travaux de; Birtwistle et Lewis (1925) dans les eaux irlandaises; Belloc (1929, 1935)
dans les eaux de la côte marocaine, le golfe de Gascogne et l’ouest et sud-ouest de l’Irlande ;
Hickling, (1933) pour l’ouest de la Grande Bretagne et de l’Irlande ; Guichet et al (1973, 1974) ;
Lopez Veiga et al (1974), Decamps et Labastie (1978) pour l’ouest et le sud-ouest de l’Irlande ;
Iglessias et Derry (1983) pour les eaux atlantiques et la péninsule ibérique. En Méditerranée,
Aldebert et Carriès (1988) pour le golfe du lion ; Oliver (1991) pour les îles Baléares ; Orsi-Relini
et al (1989) pour la mer Ligure ; dans le golfe du Lion ; Bouaziz (1992) pour baie de
Bousmail…etc.
Selon Guichet et Labastie (1992), les difficultés de lecture des otolithes de merlu sont liées à sa
structure, sa forme et à la présence d’un grand nombre d’anneaux dédoublés ou d’anneaux ne
correspondant pas à des structures annuelles. Il s’y ajoute le problème d’identification du premier
anneau hivernal et celui de l’analyse de la bordure extérieure.
Plusieurs dispositions ont été prises pour la protection des juvéniles de merlu en Europe (CIEM,
2003), mais la gestion de l’état du stock de merlu nécessite une connaissance de sa biologie et de
son écologie. Or, à ce jour, les paramètres de croissance, par exemple, retenus pour la gestion du
stock de merlu européen (Guichet, 1994) ont été obtenus en utilisant des tailles moyennes aux âges
dont les taux de croissance d’un âge à l’autre ne sont pas conforme à l’évolution d’une croissance
normale de type Von Bertalanffy (Kacher, 2004).
Quant au merlu de l’Atlantique Nord-est, des études sur son évolution ont été réalisées, en
interprétant les marque journalière de croissance, par divers auteurs en Méditerranée (Morales-Nin
et Aldebert, 1997 ; Arneri et Morales-Nin, 2000 ; Belcari et al, 2006). Cette méthode, développée
par Pannella (1971), Campana et Nielsen (1985) et Campana et Jones (1992), traduit que les dépôts
d’incréments journaliers apparaissent comme étant un phénomène universel.
Plusieurs auteurs mentionnent une variabilité : soit interrégionale ou interannuelle- du taux de
croissance. Cette dernière serait liée à la fluctuation du milieu et à la disponibilité de la nourriture,
qui dépend de la production primaire dans les zones de nourricerie (Guichet, 1995 ; Ferraton, 2007).
