Chapitre I - Généralités
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2.3. Etat du stock de merlu en méditerranée (Synthèse rapports FAO : 2005 et 2007)
C'est l'espèce la plus étudiée; Lleonart et Maynou (2003) recensent plus de 20
références concernant les évaluations de merlus. C'est l'une des principales espèces
visées par de nombreux chalutiers (pêche aux filets à petites mailles de juvéniles),
palangriers et navires opérant aux filets maillants sur des fonds rocheux ou plus au
large pour pêcher des individus plus gros. Bien que les taux de mortalité de juvéniles
élevés aient fait soupçonner une surexploitation de cette espèce, on n'a pas observé de
baisse évidente du recrutement (Oliver 1993). Du reste, les captures ont augmenté aussi
bien dans la partie orientale que dans la partie occidentale de la Méditerranée jusqu'en
1995 (Fiorentini, Caddy and de Leiva 1997). En revanche de 1995 à 2002, les captures
déclarées ont brusquement diminué pour tomber à moins de la moitié de leur niveau
(de 52000 tonnes à 21000 tonnes), comme en 1980 (Figure.5). Ceci indique une
réduction probable du stock de reproducteurs survivant dans quelques zones moins
exploitées (appelées «refuges de ponte», Caddy 1990) responsable du recrutement. Quoi
qu'il en soit, les évaluations présentées au Sous-comité de l'évaluation des stocks de la
CGPM (Chypre, octobre 2007) mettent en évidence une nette surexploitation de cette
espèce. Deux évaluations des stocks de merlus (golfe du Lion, mer Ligure et nord de la
mer Tyrrhénienne), reposant sur des méthodes analytiques, ont révélé un état de
surexploitation évident et recommandé une réduction de l'effort de 20 à 30%. Dans le
cas du golfe du Lion aussi, il a été recommandé d'augmenter la taille des captures des
chaluts. Le projet SAMED (reposant sur les campagnes de chalutage MEDITS) a
détecté une exploitation intense, avec des tendances à la baisse dans de nombreuses
sous-zones géographiques.
Globalement, l'hypothèse est une surpêche de croissance. Des clôtures temporaires des
zones d'alevinage et une limitation de l'effort ont été recommandées.
Figure5.Captures nominales annuelles ('10
3
t) d'espèces choisies des groupes CSITAPA
32 et 33, Méditerranée et Mer Noire (Zone 37)
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2.3. Etat du stock de merlu en méditerranée (Synthèse rapports FAO : 2005 et 2007)
C'est l'espèce la plus étudiée; Lleonart et Maynou (2003) recensent plus de 20
références concernant les évaluations de merlus. C'est l'une des principales espèces
visées par de nombreux chalutiers (pêche aux filets à petites mailles de juvéniles),
palangriers et navires opérant aux filets maillants sur des fonds rocheux ou plus au
large pour pêcher des individus plus gros. Bien que les taux de mortalité de juvéniles
élevés aient fait soupçonner une surexploitation de cette espèce, on n'a pas observé de
baisse évidente du recrutement (Oliver 1993). Du reste, les captures ont augmenté aussi
bien dans la partie orientale que dans la partie occidentale de la Méditerranée jusqu'en
1995 (Fiorentini, Caddy and de Leiva 1997). En revanche de 1995 à 2002, les captures
déclarées ont brusquement diminué pour tomber à moins de la moitié de leur niveau
(de 52000 tonnes à 21000 tonnes), comme en 1980 (Figure.5). Ceci indique une
réduction probable du stock de reproducteurs survivant dans quelques zones moins
exploitées (appelées «refuges de ponte», Caddy 1990) responsable du recrutement. Quoi
qu'il en soit, les évaluations présentées au Sous-comité de l'évaluation des stocks de la
CGPM (Chypre, octobre 2007) mettent en évidence une nette surexploitation de cette
espèce. Deux évaluations des stocks de merlus (golfe du Lion, mer Ligure et nord de la
mer Tyrrhénienne), reposant sur des méthodes analytiques, ont révélé un état de
surexploitation évident et recommandé une réduction de l'effort de 20 à 30%. Dans le
cas du golfe du Lion aussi, il a été recommandé d'augmenter la taille des captures des
chaluts. Le projet SAMED (reposant sur les campagnes de chalutage MEDITS) a
détecté une exploitation intense, avec des tendances à la baisse dans de nombreuses
sous-zones géographiques.
Globalement, l'hypothèse est une surpêche de croissance. Des clôtures temporaires des
zones d'alevinage et une limitation de l'effort ont été recommandées.
Figure5.Captures nominales annuelles ('10
3
t) d'espèces choisies des groupes CSITAPA
32 et 33, Méditerranée et Mer Noire (Zone 37)
