Généralités
Chapitre I
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En règle générale, on peut s’attendre qu’une substance soit un polluant sérieux si, sous des
circonstances normale de production et d’utilisation, celle-ci :
 A des effets biologiques significatifs même à des petites concentrations ;
 Diffuse facilement dans l’air, est soluble dans l’eau et a une tendance particulière à
s’accumuler dans les tissus vivants ;
 Est persistante ;
 Donne des produits dérivés ou des combinaisons dont la toxicité, la persistance et la capacité
d’atteindre ou s’accumuler dans des cibles égalent ou dépassent les valeurs de la matière
d’origine ;
 Affecte une large gamme d’organismes, et spécialement ceux en rapport direct avec l’homme
ou qui jouent un rôle central dans la stabilité du système écologique global ;
 Est produite à grande échelle (Emilia, 2004).
Les pollutions de l’environnement peuvent être subdivisées ou classer comme suit :
1.2.1. Pollution chimique :
Ce sont des pollutions dues au déversement de substance chimique telle que les hydrocarbures,
les détergents, les biocides (pesticides, organo-chlorés et organo-métalliques), métaux lourds
(zinc, cadmium, mercure, …), ou encore à la dissolution des sels minéraux (nitrates, nitrites et
chlorures) (Bellan et Perres, 1994).
Deux types de paramètres permettent d’évaluer l’état de cette pollution :
 Les paramètres globaux : ils résultent de la juxtaposition des effets de plusieurs substances en
même temps, exemple : PH, turbidité, demande chimique en oxygène.
 Les paramètres spécifiques qui caractérisent des composés de même propriété chimique
(Kankou, 2004).
Ce type de pollution peut être directement ou indirectement toxique pour les organismes
aquatiques.
1.2.2. Pollution biologique :
Il peut s’agir de pollution par micro-organismes : les germes (bactéries, virus, champignons,
…etc.) provenant des égouts pouvant proliférer à leurs arrivée dans le milieu marin, même s’il
est vrai qu’il s’agit d’un milieu qui ne favorise pas la vie de la plupart des agents pathogènes, il
peut également s’agir de l’introduction d’une espèce marine dans une zone où elle est
normalement absente et dans laquelle elle a un impact non négligeable (exemple : Caulerpa
taxifolia) ; comme il peut s’agir d’une prolifération des micro-algues causant des déséquilibres
du milieu naturel et des modification dans les chaînes alimentaires (bloom phytoplanctonique,
eutrophisation). La principale cause de cette prolifération planctonique est les apports des
déchets industriels, domestiques et agricoles riches en nitrates et phosphates.
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Pollution tellurique dans les eaux et sédiments superficiels de la baie de Bou-Ismail - 11/101

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