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Conclusion
Durant notre étude nous avons commencé à collecter des données à partir du mois d’Avril
2011 pour une durée de 03 mois. Elle a couvert le port de pêche qui se situe dans la partie
ouest du port d’Alger. L’étude réalisée s’est effectuée notamment au moyen de questionnaires
en langue française auprès de la profession, complétés par des embarquements à bord des
bateaux de pêches afin de vérifier les informations fournies par la profession et d’observer le
phénomène d’interaction.
Le total des données rassemblées durant l’enquête effectuée sur les déprédations des dauphins
au niveau du port d’Alger, fait état de 28 cas de déprédation sur 88 sorties de pêche réalisées,
occasionnées par trois espèces de dauphins (grand dauphin, dauphin commun, dauphin bleu
et blanc).
- Durant le mois d’Avril, sur 36 sorties de pêche réalisée, on compte 9 cas de déprédation,
causées par le grand dauphin et le dauphin bleu et blanc.
- Pour le mois de Mai, on a noté 14 cas de déprédations sur 29 sorties de pêche effectuées,
dont le grand dauphin est l’espèce la plus dominante.
- En mois de Juin, seulement 5 cas de déprédation sur 23 sortie réalisées occasionnées par les
trois espèces précédente.
Il est à noter que les trois sardiniers subissent les effets négatifs des attaques des dauphins,
sur les filets de pêche au moment de l’encerclement des bancs des poissons, ces problèmes se
traduisent par des dégâts et des pertes dues principalement à la détérioration de l’engin de
pêche et à la perte partielle des captures.
D’une manière générale, les pertes financières suite à ce phénomène d’interaction, se chiffrent
près de 264 millions de centimes pour environ 28 sorties de pêche attaquées.
On a enregistré un maximum de pertes durant le mois de Mai avec 448 caisses perdues qui
correspond à 102,3 millions de centimes
Les résultats montrent qu’au niveau du port d’Alger, la fréquence moyenne des sorties de
pêche attaquées par les dauphins est de l’ordre de 31.6 %, elle varie selon les zones et la
période de pêche.
Pour un sardinier de pêche actif durant tout le mois au niveau du port d’Alger, l’estimation
moyenne des pertes par déprédation est de 90 000 DA. Ces dégâts varient
proportionnellement avec le nombre des déprédations.
Les pertes moyennes enregistrées durant toute la période d’étude (Avril- Juin), suite aux
interactions pêcherie-cétacés, se chiffre à près de 880 000 DA sur 28 cas de déprédations. La
pêche côtière algérienne connait une diminution remarquable de ses revenus. C’est pour cette
raison que les pertes subies à cause des dauphins peuvent avoir un impact désastreux sur les
moyens de subsistance des pêcheurs à long terme.
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Impact de la déprédation des dauphins et interaction pêcherie-cétacés au niveau du port d\'Alger - 34/50

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