Chapitre I
Généralité : Historique
2
1.2. Historique
La première mission est lancée par l'Écossais Sir Charles Wyville Thomson (1830–1882) — de
l'Université d'Édimbourg — The Royal Society of London — obtint l'usage d'un navire de la Royal
Navy, le HMS Challenger, et, entre 1870 et 1872, le modifia pour le travail scientifique, l'équipant de
laboratoires séparés pour l'étude de l'histoire naturelle et de la chimie, de cabines supplémentaires
pour accueillir les scientifiques et d'une plateforme de dragage et chalutage.
Le navire, commandé par le capitaine George Nares, partit de Portsmouth le 21 décembre 1872.
L'expédition était sous le supervision scientifique de Charles Thomson lui-même, aidé de William
Benjamin Carpenter (1813-1885) et accompagné de plusieurs scientifiques dont l'Écossais Sir John
Murray (1841-1914) et le français Léopold de Folin (1817-1896). Le bateau parcourut plus de
120 000 km à travers les océans Atlantique, Indien et Pacifique, étudiant et explorant. Le but
principal était d'étudier les animaux pélagiques (particulièrement représentatifs d'anciens groupes) et
enfin de comprendre la circulation des eaux dans les océans.
Le résultat fut un rapport, (Report Of The Scientific Results of the Exploring Voyage of H.M.S.
Challenger during the years 1873-76, but started voyage in 1871 or 1872), qui parmi de nombreuses
autres découvertes catalogua 4 000 espèces animales inconnues. John Murray, qui supervisa la
publication décrivit ce rapport comme « la plus grande avancée dans la connaissance de notre planète
depuis les célèbres découverts du XVe et XVIe siècle ».
L'expédition du Challenger conduisit aussi à la découverte de nouvelles données sur l'océanographie.
Elle ne réussit pas, malgré ce qu'espérait Carpenter, à découvrir les mécanismes de la circulation
océanique mais recueillit de nombreuses données sur la température, la salinité et la densité de l'eau
de mer durant les trois ans du voyage. William Dittmar (1833-1892), de l'université de Glasgow
établit la composition de l'eau de mer. Murray et Alphonse Renard (1842-1903) dressèrent une carte
des sédiments océaniques.
Elle donna une idée plus précise des fonds sous marin avec les grands bassins océaniques, découvrit
la fosse des Mariannes ou prouva l'existence de la dorsale médio-atlantique. L'expédition découvrit
aussi les champs de nodules métalliques .
Certains de ses résultats sont dus aux 127 500 km couverts, 492 sondages en mer profonde, 133
dragages, 151 chalutages en plein mer, 263 séries de relevés de températures de l'eau et environ 4 717
nouvelles espèces de vie marine furent répertoriées dont certaines à plus de 5 500 mètres de
profondeur.
(Dossier thématique Qu’estce que l’océanographie ? –
Médiathèque de La Cité de la Mer – Octobre 2008)
Généralité : Historique
2
1.2. Historique
La première mission est lancée par l'Écossais Sir Charles Wyville Thomson (1830–1882) — de
l'Université d'Édimbourg — The Royal Society of London — obtint l'usage d'un navire de la Royal
Navy, le HMS Challenger, et, entre 1870 et 1872, le modifia pour le travail scientifique, l'équipant de
laboratoires séparés pour l'étude de l'histoire naturelle et de la chimie, de cabines supplémentaires
pour accueillir les scientifiques et d'une plateforme de dragage et chalutage.
Le navire, commandé par le capitaine George Nares, partit de Portsmouth le 21 décembre 1872.
L'expédition était sous le supervision scientifique de Charles Thomson lui-même, aidé de William
Benjamin Carpenter (1813-1885) et accompagné de plusieurs scientifiques dont l'Écossais Sir John
Murray (1841-1914) et le français Léopold de Folin (1817-1896). Le bateau parcourut plus de
120 000 km à travers les océans Atlantique, Indien et Pacifique, étudiant et explorant. Le but
principal était d'étudier les animaux pélagiques (particulièrement représentatifs d'anciens groupes) et
enfin de comprendre la circulation des eaux dans les océans.
Le résultat fut un rapport, (Report Of The Scientific Results of the Exploring Voyage of H.M.S.
Challenger during the years 1873-76, but started voyage in 1871 or 1872), qui parmi de nombreuses
autres découvertes catalogua 4 000 espèces animales inconnues. John Murray, qui supervisa la
publication décrivit ce rapport comme « la plus grande avancée dans la connaissance de notre planète
depuis les célèbres découverts du XVe et XVIe siècle ».
L'expédition du Challenger conduisit aussi à la découverte de nouvelles données sur l'océanographie.
Elle ne réussit pas, malgré ce qu'espérait Carpenter, à découvrir les mécanismes de la circulation
océanique mais recueillit de nombreuses données sur la température, la salinité et la densité de l'eau
de mer durant les trois ans du voyage. William Dittmar (1833-1892), de l'université de Glasgow
établit la composition de l'eau de mer. Murray et Alphonse Renard (1842-1903) dressèrent une carte
des sédiments océaniques.
Elle donna une idée plus précise des fonds sous marin avec les grands bassins océaniques, découvrit
la fosse des Mariannes ou prouva l'existence de la dorsale médio-atlantique. L'expédition découvrit
aussi les champs de nodules métalliques .
Certains de ses résultats sont dus aux 127 500 km couverts, 492 sondages en mer profonde, 133
dragages, 151 chalutages en plein mer, 263 séries de relevés de températures de l'eau et environ 4 717
nouvelles espèces de vie marine furent répertoriées dont certaines à plus de 5 500 mètres de
profondeur.
(Dossier thématique Qu’estce que l’océanographie ? –
Médiathèque de La Cité de la Mer – Octobre 2008)
