Conclusion
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activités (agricoles, industrielles et urbaines) (IEWA-MATE, 2002 in PAC 2005). De plus la
présence de Caulerpa cylindracea au niveau de cette station pourrait contribuer à la
diminution de la vitalité de l’herbier, dans la mesure où cette espèce, à caractère invasif, entre
en compétition avec Posidonia oceanica pour la lumière (BOUDOURESQUE et
VERLAQUE, 2002).
Concernant les autres stations de la baie de Bou Ismaïl, et malgré les différentes pressions
enregistrées sur son littoral, les herbiers étudiés présentent une bonne vitalité au regard des
valeurs de surface foliaires enregistrées (paramètre synthétique de la plante), qui traduisent
une bonne qualité écologique du milieu environnant. Ces résultats inattendus pourraient
s’expliquer, d’une part par la morphologie de la baie qui est ouverte aux vagues et aux houles
du large (PAC, 2005). Quant à son mode battu, il s’explique par la dominance de la période à
vent d’ouest (LECLAIRE, 1972 ; ZEGHDOUDI, 2006), qui engendre des courants
transportant les apports d’eaux usées et les substances nuisibles vers le large, diluant ainsi la
pollution (PAC, 2005). Par ailleurs, Posidonia oceanica possède, d’une part, un turnover
relativement lent : des feuilles avec une longévité de près de 12 mois (PERGENT et al., 1991
; BOUMAZA et SEMROUD, 2000), des rhizomes de plus de 30 ans (MARBA et al., 1996) et
des herbiers qui peuvent persister durant des millénaires (MATEO et al., 1997) et d’autre part,
cette espèce peut accumuler des composés de réserve au niveau des rhizomes (GOBERT et
al., 2006) qui lui permettent, durant des périodes relativement longues, de maintenir une
phénologie stationnaire, malgré des changements environnementaux (ZUPO et al., 1997).
Quant aux résultats enregistrés au niveau de l’herbier à Posidonia oceanica de la station
[AG], située dans la baie de Zemmouri, ils sont du même ordre de grandeur que ceux obtenus
dans les herbiers de la baie de Bou Ismaïl. Seule, la largeur des feuilles présente un maximum
au niveau de cette station, vraisemblablement liée au fort hydrodynamisme qui caractérise
cette zone. Rappelons par ailleurs, que SEMROUD (1993) a mis en évidence une population
dite à « feuilles larges » dans la station de La Marsa, située à proximité de la station [AG]. En
outre, l’hydrodynamisme qui caractérise la station, est confirmé par un maximum de nombre
moyen d’écailles produites par cycle, comparativement au reste des stations. Un rythme de
formation des feuilles accéléré est induit généralement par un rythme de chute des feuilles
plus important (PERGENT et PERGENT, 1985).
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