Matériel et Méthodes
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3.4.1.1. Protocole d’analyse
Les faisceaux récoltés sont réhydratés et nettoyés de façon à retirer le sédiment présent entre
les écailles ainsi que les épiphytes et les épibiontes macroscopiques du rhizome. Les écailles
de chaque rhizome sont très soigneusement détachées en respectant l’ordre distique de leur
insertion sur le rhizome. Les écailles étant emboîtées les unes sur les autres, la dissection se
fait des plus anciennes vers les plus récentes (PERGENT, 1987). L’épaisseur des écailles est
appréciée au toucher (RICO et PERGENT, 1990) Les écailles sont classées par rang en
fonction de leur position sur le rhizome : l’écaille se trouvant juste après la première feuille
vivante a le rang 1. Le rang des écailles augmente donc en s’éloignant du point végétatif.
Lorsque l’écaille d’épaisseur minimale est rencontrée, le rhizome est coupé au niveau de
l’insertion de cette écaille. Une série d’écailles correspondant à un tronçon de rhizome et à
une année lépidochronologique est obtenue. L’année lépidochronologique correspond au
temps écoulé entre deux minima d’épaisseur (Figure 3.12). Les tronçons de rhizomes sont
ensuite placés dans une étuve (72 h à 70°C), puis pesés à l’aide d’une balance (Denver
instrument M-220 D, précision 0,1 mg). Si au cours de la dissection des restes de pédoncules
floraux sont retrouvés, leur position est précisée. Ils occupent la place d’une écaille, mais sont
bien différents des écailles, plus étroits, plus épais avec une nervure centrale bien distincte, et
sont entourés d’une préfeuille (Figure 3.13) (GIRAUD, 1979).
Figure 3.12. Dissection lépidochronologique de Posidonia oceanica (D’après PERGENT, 1987).
M : maximum. m : minimum.
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