Chapitre 2
Applications de la plongée subaquatique à l’océanographie
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Il y a deux types de limites à cette méthode de prélèvement, les limites absolues qui sont imposées par la
physiologie humaine en matière de plongée et par les normes de sécurité. Dans la pratique, il est
exceptionnel de récolter en-dessous de 50 à 60 mètres, la plupart des plongées se situant entre 15 et 35
m. Enfin, les limites «concrètes » qui sont imposées par le financement. Habituellement on a recours
aux clubs de plongée qui existent maintenant sur toutes les côtes des pays «développés » et qui
permettent de faire les observations préalables indispensables à toute récolte en utilisant l’expérience
des moniteurs qui connaissent de façon très précise les sites de plongée. Les contacts préliminaires avec
ces responsables permettent très souvent de réaliser tout de suite des plongées « utiles » (Dominique,
1997).
Les prélèvements d'organismes benthiques - algues ou invertébrés – réalisés en plongée autonome sont
destinés à la recherche fondamentale (identification de nouvelles espèces biologiques ou de nouvelles
molécules chimiques) ou à la mise en évidence d'activités biologiques à visées pharmacologiques
(antibiotiques, antiviraux).
Carottiers (tubes en téflon) manipulés par plongeur cette approche comporte de nombreux avantages,
dont une meilleure qualité d’échantillonnage pour les carottes des moins de moins de 2 m grâce au
contrôle des conditions de pénétration ainsi qu’une évaluation in situ du rapport et des conditions de
pénétration du carottier. Les plongeurs peuvent également décrire la nature des sédiments et les
conditions du milieu, tant durant la phase de reconnaissance que durant la phase d’échantillonnage. Les
plongeurs doivent cependant œuvrer dans un cadre strict d’application des normes relatives à la plongée
scientifique.
2.4. Déterminations des limites des herbiers par balisages
La position de la limite inférieure ou supérieure de l’herbier est particulièrement importante car elle
enregistre toute altération de la qualité des eaux (augmentation de la turbidité, pollution) sous la forme
d’un recul de cette limite, le protocole d’étude qui permet le suivi de ce paramètre est basé
habituellement sur le balisage (Descamp et al, 2009).
Donc c’est quoi un balisage ?
Un balisage consiste à disposer des balises de géomètres en limite des peuplements soit à la limite
inférieure de l’herbier (une balise tous les 5 m environ) soit à sa limite supérieure (tout les 5 – 15 m). Le
but du balisage est de mettre en évidence la stabilité ou l’évolution des limites de l’herbier.
Une balise est constituée d’un corps- mort en béton spécial résiné de haute résistance, le poids la hauteur
et la largeur de la balise varient selon le type de limites et de secteurs étudiés. Elle est trouée en son
centre pour le passage d’une amarre métallique de quelques dizaines de cm de longueur et protégée par
une galvanisation à chaud, en qualité marine. L’amarre est munie d’un système de verrouillage par 3
tiges d’acier qui, en s’enfonçant dans le sol, plus ou moins perpendiculairement à l’amarre, assure un
ancrage définitif dans le substrat. Un flotteur est placée au-dessus de chaque balise afin de rendre plus
facile sa localisation en plongée (Descamp et al, 2009).
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