Les peuplements ichtyologiques des fonds chalutables du secteur oriental de la côte algérienne
Wahid REFES
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vaste bassin de type océanique parfaitement horizontal et dépourvu de relief à
l’exception des collines abyssales.
Eriksson (1965) distingue plusieurs bassins océaniques en Méditerranée occidentale :
- Le bassin algéro-provençal.
- Le bassin valencien.
- La mer d’Alboran.
Le bassin algéro-provençal est formé de deux bassins distincts :
- Le bassin provençal entre l’île de Minorque et la Sardaigne.
- Le bassin algéro-baléares, qui est limité au nord par les îles Baléares et la Sardaigne
(40°N), à l’ouest par la mer d’Alboran (2°W), à l’est par le couloir sarde (9°E) et au
sud, essentiellement, par la marge continentale algérienne.
La marge continentale algérienne constitue la bordure méridionale du bassin algéro-baléares
sur plus de 1.000 km. Etroite et abrupte, elle surplombe la plaine abyssale de ce bassin en
forme de chenal à fond plat (Caulet, 1972). La sédimentation est surtout de nature détritique et
les dépôts y sont instables alimentant la plaine abyssale. Les sédiments de la bordure sousmarine algérienne joueraient ainsi un rôle important dans le remplissage du bassin algérobaléares (Bourcart & Glangeaud, 1956 ; Eriksson, 1965).
4.2. Marge continentale algérienne
La marge continentale algérienne se singularise par une faible étendue et une côte très
escarpée, elle est l’une des plus étroites de la Méditerranée occidentale avec une largeur
moyenne de 7 km (figure 1.17.). Dans certains cas, elle disparaît pratiquement ou se réduit à
une corniche sous-marine de moins d’un kilomètre de large (figure 1.18.), où les fortes
valeurs de la pente continentale la singularisent davantage avec une moyenne pour la côte
algérienne de 10°. Leclaire (1972) note de faibles extensions de la marge continentale, qui
sont importantes uniquement dans le golfe Ghazaouet, le golfe d’Arzew, la baie de BouIsmaïl, le golfe de Skikda et le golfe de Annaba ; alors que, des déclivités supérieures à 10 %
de la pente continentale sont enregistrées à Ras Falcon (14 %), Ras Ténès (10 %), Ras Caxine
(16 %), Ras Tedlès (10 %) et Ras Bougarouni (20 %).
Cette dysharmonie est due à un fait noté par plusieurs auteurs (Bourcart & Glangeaud, 1954 ;
Rosfelder, 1955 ; Glangeaud, 1965 ; Vanney & Gennesseaux, 1979): « une côte basse
correspond généralement un plateau continental large et une pente à faible déclivité relative
tandis qu’une côte élevée correspond un plateau réduit, voire inexistant et une marge
continentale escarpée ».
Cette marge continentale se distingue, aussi, par la présence de vallées sous-marines et de
canyons (canyon d’Arzew ; canyon de Mostaganem ; canyon de Khadara ; canyon de Guelta ;
canyon de Tarzouf ; vallée des Dahra ; canyon de Zemmouri ; canyon de Béjaïa ; canyon de
Skikda ; canyon de Annaba), qui coïncident avec le réseau hydrographique actuel ou ancien
(Vanney & Gennesseaux, 1979).
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